Burkina Faso : la Journée internationale de la jeunesse était l’occasion de planter 3000 arbres

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Après les échanges et débats qui ont émaillé le colloque panafricain de la jeunesse, depuis le 12 août dernier, place aux actes. Les jeunes ont fait « œuvre utile à l’humanité » à travers une plantation d’arbres, ce 14 août 2015, au niveau de la ceinture verte au quartier Nagrin dans l’arrondissement 7 de Ouagadougou. Le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, et d’autres membres du gouvernement étaient de la partie.

Les jeunes arrivaient par vagues. Tous étaient motivés. Il n’y avait apparemment aucune barrière linguistique. Du français à l’anglais ou vice versa, il n’y avait qu’un seul pas à franchir. L’ambiance était bon enfant et le groupe « Ange du Zouglou » ne se faisait pas prier pour apporter une touche musicale à l’évènement. Venus de 21 pays africains, à l’occasion de la journée internationale de la jeunesse, tous ces jeunes n’avaient qu’une ambition commune : « participer au renforcement de la démocratie et de la cohésion sociale pour un développement durable ». Et qui dit développement durable dit avant tout, préservation de l’environnement. C’est dans ce sens qu’a été organisé ce reboisement de 3000 plants composés de caïlcédrats, de neems, de néré, d’acacia et de prosopis.

« L’arbre est le symbole du développement durable », dixit le ministre de la Jeunesse, Salifou Dembélé. Pour lui, ce symbole doit être entretenu de même que l’espoir de la jeunesse. « Si un de ces arbres meure, c’est l’espoir de la jeunesse qui va mourir », poursuit-il. D’où l’épineuse question du « service après-vente » des plantations d’arbres. Le ministre a annoncé que l’espace sera clôturé et qu’un personnel sera commis pour s’occuper des plants. Une proposition de dénomination de l’emplacement est également attendue et cela pourrai être « le bosquet panafricain de la jeunesse ».

Pour le président du ROJALNU, Sawadogo Dakiri, la satisfaction est au rendez-vous car la mobilisation des jeunes est un « témoignage fort » de leur engagement à lutter contre la désertification et à contribuer pour un développement durable. Les jeunes ont une vision et ils aimeraient qu’elle soit prise en compte dans les objectifs de développement post-2015. Et M. Sawadogo s’est dit heureux de savoir que le président Michel Kafando sera « la voix de la jeunesse africaine » à la prochaine assemblée générale des Nations-Unies qui se tiendra en septembre prochain à New-York. Cet évènement tant attendu sera une tribune pour ces millions de jeunes d’émettre leurs préoccupations relatives à « l’emploi, à l’auto-emploi, à la santé, à l’éducation, à la bonne gouvernance…

Herman Frédéric BASSOLE
Lefaso.net

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