Des édiles africains tentent d’élaborer des stratégies d’électrification du continent à Paris

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VivAfrik.com – Une vingtaine de maires francophones de grandes villes africaines se sont réunis vendredi à Paris, à l’initiative de Jean-Louis Borloo et de Anne Hidalgo, maire de la capitale française, pour mettre en place une « électrification durable » du continent africain.

Si l’on se fie à notre source, ces leaders sont venus de Casablanca, Dakar, Libreville ou encore de Kinshasa. Plus d’une vingtaine de maires francophones de capitales et grandes villes africaines se sont réunis à l’Hôtel de Ville de Paris pour plancher sur les moyens de développer une « électrification durable » en Afrique. Une initiative hautement saluer par vivafrik.com qui considère que cette réunion, organisée par Anne Hidalgo, la maire de la capitale française et présidente de l’Association internationale des maires francophones (Aimf), visait notamment à soutenir l’initiative de Jean-Louis Borloo, ancien ministre français de l’Écologie, qui a désormais pour projet d’électrifier tout le continent.

En prélude de cette rencontre, Anne Hidalgo, dont la ville abritera la prochaine conférence internationale sur le climat (COP 21), en décembre, avait laissé entendre que « l’électrification des territoires constitue l’une des conditions fondamentales du développement durable harmonieux du continent africain. » Après un échange fructueux d’idées entre les participants de cette rencontre, ceux-ci se sont mis d’accord sur la nécessité de créer une agence africaine chargée de mettre en œuvre l’électrification complète du continent d’ici 2025. « Il faut une agence intergouvernementale africaine pour soutenir tous les projets locaux, nationaux et transnationaux en matière d’électrification. Des fonds et des crédits, notamment grâce à la Bad (Banque africaine de développement, Ndlr), existent pour mettre en place cet outil concret » dira Jean-Louis Borloo à qui veut l’entendre.

Le président de la Fondation Énergies pour l’Afrique, aujourd’hui retiré de la vie politique française, a aussi indiqué que c’était avant tout aux africains de « piloter » ce projet. Un avis partagé par Khalifa Sall, maire de Dakar et secrétaire général de l’Aimf : « pourquoi devons-nous attendre que les autres fassent ce que nous devons faire ? s’est-il interrogé. Avant de conclure en ces termes « si nous ne prenons pas en charge notre avenir, personne ne le fera à notre place. »

Moctar FICOU / VivAfrik

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