Sénégal entre inondation et insalubrité : un cadre de vie encore très loin des villes durables !

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Inondation – Ziguinchor une véritable bombe écologique est souillée de tout bord. Après de fortes pluies, la ville est inondée et à cela s’ajoute une insalubrité indescriptible née du mélange des déchets solides qui jonchent la ville aux eaux usées des fosses sceptiques. Et d’après iGFM, ce calvaire empeste le bien être des populations depuis prés de deux mois. Cette situation serait due au non fonctionnement du service en charge de vider les fosses sceptiques de la commune de Ziguinchor. Au quartier de Castor par exemple, le décor dans les toilettes de certaines concessions est plus que jamais invivable. Les services en charge arguent n’avoir pas de carrières où déverser les déchets qu’ils retiraient des fosses sceptiques. Ils ont laissé entendre qu’ils sont dans une incapacité de fonctionnement. Ils expliquent que la carrière qui leur servait de lieu d’évacuation leur a été interdite par les autorités municipales depuis plus de deux mois pour des raisons de travaux d’urbanisation.
Toujours au chapitre des inondations, le directeur de cabinet du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Yatma Gueye, affirme mardi que l’Etat ne laissera plus des Sénégalais « être fatigués » par les inondations. Ainsi pour alléger la souffrance des citoyens un e-mail à été créé pour recueillir les alertes : cellule.inondations2015@gmail.com souligne l’APS.

Urbanisation / Construction – Le professeur architecte Papis FALL dans au-senegal.com visité par vivafrik.com soutient que « aujourd’hui plusieurs cimenteries incitent les gens à construire tout en béton, ce qui est regrettable. Car notre pays pourrait construire avec nos matériaux, les développer, ce qui nous permettrait une meilleure architecture économiquement et écologiquement. Tous les peuples construisent avec leurs matériaux. La terre est là, je veux dire l’argile et la latérite. Au Sénégal, des usines fabriquent des briques de terre donc moins de climatisation, moins de ventilateurs, plus agréable à vivre et protéger en même temps l’environnement ».

Villes durables – Si le développement durable passe par des villes durables comme l’a indiqué Boubacar Mbodji conseiller spécial du chef de l’Etat sur l’environnement : « il ne faut pas perdre de vue qu’il existe un lien fort entre les villes et les campagnes, car si les populations ne trouvent pas des moyens de subsistance en milieu rural, elles rallient la ville ». Selon les projections du directeur des programmes de Onu-Habitat, la population citadine du Sénégal estimée actuellement à 42,5% sera de plus de 50% en 2025, d’ou la nécessité d’adopter une stratégie de développement durable du pays. Selon le Ministre de l’environnement et du développement durable dans le site Enda Energie parcouru par VivAfrik : « s’appuyer sur les collectivités locales est une exigence pour impulser un développement durable ».

Education Environnementale – Dans une autre interview de Boubacar Mbodj accordée à la RTS, il exhorte à l’insertion des questions environnementales dans les curricula. ”C’est la seule façon de garantir une trajectoire de développement durable pour notre pays”, déclare-t-il. Aussi, il invite les services de la météorologie nationale, qui détiennent l’information climatique, à être au centre des préoccupations. ”Si nous n’avons pas de bonnes données du climat, nous ne pourrons pas atteindre les objectifs sur les changements climatiques”, a t-il estimé.
Ndéye Fatou NDIAYE / VivAfrik

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