Déforestation et dérèglement climatique gangrènent l’Afrique : Greenpeace gendarme, et Ségolène Royal avocate !

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« A Madagascar, les organisations de protection de l’environnement tirent la sonnette d’alarme » titre RFI. D’après un constat, on assiste à une accélération du trafic de bois de rose, alors que par endroits l’espèce a quasiment disparu des forêts. Plusieurs bateaux ont été aperçus au large des côtes au nord-est du pays, là où le trafic est le plus important. Ils sont chargés de rondins, en partance pour la Chine la plupart du temps souligne ce site visité par VivAfrik. Chaque année, des sommes faramineuses s’évaporent dans le marché noir du bois de rose. La situation est préoccupante dans le district de Maroantsetra, au nord-est de la Grande Ile, où le bois de rose a pratiquement disparu : « Le trafic s’accélère à grande vitesse. D’après nos informations, il n’y a plus de bois à couper là-bas. Seulement les petites dimensions sont encore là. Donc le gros bois est déjà coupé », s’alarme Clovis Razafimalala, coordinateur de Lampogno, organisation de la société civile qui œuvre contre l’exploitation du bois de rose. Une situation à déplorer au moment ou plusieurs ONG et Etats oeuvrent pour la reforestation.
« Au Cameroun même constat des cargaisons de bois illégal ou d’origine douteuse sont déversées chaque année en Europe, en Chine et un peu partout dans le monde » estime Greenpeace dans un rapport; avec comme résultats des forêts détruites, des communautés privées de leurs moyens de subsistance, des manques à gagner pour l’économie et des promesses non tenues.
Cela dit la question qui taraude VivAfrik c’est : « l’Afrique ne serait-elle pas capable de prendre en mains son propre destin et de promouvoir sur le long terme un objectif de gestion durable des forêts ? » Ce qui pourrait réduire considérablement le réchauffement climatique.

En parlant de dérèglement climatique, « l’Afrique, première victime de l’augmentation globale des températures, est depuis trop longtemps négligée dans les négociations internationales sur le réchauffement climatique, et doit aujourd’hui être mieux intégrée » clame Ségolène Royal. « Lors de la conférence sur le climat de Copenhague et celle de Lima, j’ai été frappée par le peu de prise en compte du continent africain », poursuit-elle .Ce qui voudrait dire que L’Europe est trop tournée sur elle-même, elle ne regarde pas assez les pays en développement alors qu’ils subissent l’impact du réchauffement et qu’ils ont des solutions à proposer.
L’exemple le plus patent c’est le Kenya sa situation géographique le rend vulnérable aux sécheresses et aux inondations. Une récente étude de Greenpeace Afrique montre que la température moyenne au Kenya va monter de 1.0°C-2.8°C d’ici 2060 et de 1.3°C-4.5°C d’ici 2090. Les pluies vont s’intensifier, ce qui représente une bonne nouvelle pour les fermiers mais également un risque accru de maladies. L’ensemble de l’écosystème sera sous pression. Le Kenya est d’autant plus vulnérable que ses institutions sont faibles, les terres mal gérées et que le pays dispose de peu d’infrastructures technologiques. Pour ainsi dire, si l’Etat n’intervient pas les efforts du Kenya vers un développement durable seront mis à terre.

La terre nous abandonne « en moins de huit mois, l’humanité a consommé toutes les ressources renouvelables que la planète peut produire en un an, » selon Global Footprint Network dans un rapport lu par VivAfrik. Donc, depuis ce jeudi, l’humanité vit à crédit, écologiquement parlant .Une situation qu’on pourrait bien comprendre en effet, Juillet dernier a été le mois le plus chaud depuis au moins 136 ans, autrement dit, depuis le début des relevés thermométriques. Deux équipes scientifiques le confirment, celle de l’institut Godard pour les études spatiales de la NASA, associée à l’université Columbia à New York, mais également celle de la NOAA, le service météorologique, climatologique et océanographe des Etats-Unis.
Ndéye Fatou NDIAYE / VivAfrik

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