Djibouti : Le phénomène « El Nino » fait sonner l’alerte dans le pays

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L’Agence nationale djiboutienne de la météorologie (ANM) vient d’appeler à plus de vigilance face aux incidences du phénomène « El Nino » qui pourrait affecter le régime pluviométrique du pays, selon nos confrères de Cri que Vivafrik a repris.

L’ANM a précisé que ces incidences sur l’évolution probable du climat de Djibouti se traduiront par une pluviométrie saisonnière plus importante et excédentaire que la normale habituelle.

Elle a précisé par ailleurs qu’à la lumière des connaissances et des informations actuelles sur l’intensité et la persistance du phénomène, « El Nino » affectera probablement le régime pluviométrique de ce petit pays de la Corne d’Afrique pour la saison d’octobre à décembre et même au-delà.

L’ANM a fait savoir également que ces précipitations toucheront essentiellement les régions côtières et les reliefs avoisinants avec des risques de crues et des inondations.

Elle a recommandé la prise des mesures de précaution et de vigilance ainsi que des préventions pour une meilleure protection de la population et des biens socioéconomiques du pays.

El Nino, qui se produit une à deux fois par décennie dans l’océan pacifique équatorial, se caractérise par un réchauffement sur la partie centrale ou est de ce bassin. Ce réchauffement implique des anomalies des températures sur les surfaces des mers qui peuvent être importantes.

Selon les analystes métrologiques mondiaux, El Nino est un phénomène dit « couplé Océan-Atmosphère » dont les anomalies de plus en plus positives s’accompagnent à une modification de la circulation atmosphérique (vent, humidité…)

La modification de la circulation atmosphérique ainsi produite dans le bassin du pacifique Equatorial entrainerait aussi des perturbations climatiques dans très nombreuses régions de la planète et en particulier sur le régime pluviométrique comme c’est le cas de la région de la grande Corne de l’Afrique et plus particulière de Djibouti, situé au croisement de la mer rouge et de l’océan indien.

Par Saër SY