Le lac Tchad de plus en plus en déperdition, l’Italie vole au secours

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Principal réservoir d’eau dans la bande sahélo-sahélienne, le Lac Tchad se meurt. En Italie, les chercheurs sortent équerres, compas et éprouvettes pour sa réhabilitation.

Depuis quelques décennies déjà l’alarme autour du Lac Tchad ne confirme que l’aggravation irréversible, de jour en jour, de la situation. Cette grande réserve d’eau s’étiole littéralement à vue d’œil : plus de 25.000 km2 en 1973, moins de 1400 aujourd’hui. L’eau s’évapore ; les rives se rétrécissent et les surfaces utiles pour la pêche ou pour l’agriculture et le pâturage sur les berges se réduisent drastiquement.

Si l’on fie à adiac-congo.com dans sa parution du 13 octobre 2015 et vu par vivafrik.com, la solution viendrait d’Italie lors de la conférence d’experts qui s’est réuni ce 14 octobre à Rome, une initiative conjointe de la FAO et de la fédération des agriculteurs italiens. La quatrième plus grande étendue d’eau douce d’Afrique fond et avec elle, fond la sécurité alimentaire de quelque 30 millions de riverains de quatre nations : Tchad, Niger, Nigéria et Cameroun. Il y a littéralement du feu au lac.

« Le Lac Tchad est le réservoir de nourriture et d’eau, il est aujourd’hui à la croisée des chemins entre le désastre environnemental et la coopération internationale », souligne le Centre national de la recherche (Cnr) Italien. Or toutes les projections scientifiques et les analyses ne confirment qu’une chose : sa mort à brève échéance si rien n’est fait pour freiner l’étiolement qui l’a vu se réduire au 1/10ème de sa superficie en cinquante ans.

« Stopper l’agonie du Lac Tchad en se servant des technologies les plus pointues aujourd’hui devient crucial pour garantir un futur de paix à cette zone particulièrement délicate du monde. Il nous faut intervenir sur les facteurs de fragilité d’un écosystème à la fois délicat et complexe. La désertification progressive, la perte constante d’eau et de poissons rendent la région de plus en plus inhospitalière et les conflits qui y éclatent de plus en plus violentes et ravageurs », note Luigi Nicolais, le président du Centre national de la recherche.

Il faut sauver le Lac Tchad ; cela est un impératif humanitaire international que les chercheurs italiens ont inscrit à l’ordre de leurs priorités. Des débats du mercredi dernier pourraient peut-être engendrés un plan d’action qui fera en sorte que le réservoir d’eau, du Lac Tchad devienne source de solidarité dans la sous-région et dans la communauté internationale.

Moctar FICOU / VivAfrik

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