Sénégal : Vers une fermeture de la mythique décharge de Mbeubeuss

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La loi sur l’utilisation des sachets en plastique va entrer en vigueur en janvier prochain

S’exprimant en marge de la lors de la première édition des journées de l’économie verte axée sur « la transition vers une économie verte au Sénégal, Le ministre de l’Environnement et du Développement durable a fait savoir que les industriels doivent proposer des solutions alternatives en termes de fabrication face à l’élimination du sachet plastique.

 Selon le ministre, il s’agit de proposer des sachets en papier ou en plastique biodégradable parce que le micronage doit être inférieur à 30 microns. Il ajoute : « Il peut être aussi des sachets en plastique supérieurs à 30 microns qui sont résistants et qui ne sont pas jetables et qui peuvent être réutilisés », a-t-il expliqué. Toutefois, il précise que la loi n’élimine pas tous les sachets en plastique, parce que le pays doit participer à la valorisation de l’ensemble des  déchets », a fait savoir Abdoulaye Baldé selon nos confrères d’Actuvert.

Les chimistes du Sénégal plaident pour la fermeture de Mbeubeuss

Lors de ses journées annuelles axées sur la problématique du traitement des déchets industriels et ménagers. Le Comité sénégalais pour la chimie(CSC) a lancé un appel afin que les décharges publiques à ciel ouvert comme Mbeubeuss soient fermées. Les scientifiques estiment que le site est multi polluant et toutes les personnes qui travaillent autour de la décharge sont contaminables.

Pis, selon une étude menée par le Pr Mathilde Cabral, les enfants qui gravitent autour du site souffrent beaucoup de la maladie dite du saturnisme, une pathologie née de la contamination au plomb. Pour les chimistes Sénégal doit se mettre à la page pour édifier de nouveaux types de décharge. Selon Actuvert,  l’idée est de privilégier le traitement et la valorisation des déchets industriels et ménagers.

Décidément l’ordure constitue de «l’or dur» au Sénégal.

En effet, le retrait de la gestion des ordures des mains de l’Entente Cadak-Car, au profit de l’Ucg (Unité de coordination et de gestion des déchets) continue de susciter des réactions. L’Association des maires du Sénégal (AMS) s’est mêlée à la danse pour réclamer son «bien», à savoir «ses ordures».

Au sortir d’un colloque qui s’est déroulé à Dakar le 14 au 15 novembre, le bureau de l’AMS a rendu public une résolution portant sur 13 recommandations. Le maire Macodou Diouf, rapporteur général desdits travaux, a fait savoir que «l’AMS salue l’initiative de réorganiser le système de gestion des ordures et demande, dans un délai bref que cette gestion revienne aux Collectivités locales».

Guédiawaye assiste au bradage de ses filaos

 La société civile lance un appel aux populations de Guédiawaye pour une plus grande vigilance sur leur terroir. Selon elle, chaque élu local réclame deux (2) parcelles. Ce qui fait, on évolue inévitablement au bradage des terres de toute la ville. D’où cette sortie en forme de contribution d’un des membres de la société civile relayé par Actuvert.

Ndèye Fatou NDIAYE / VivAfrik

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