Les dérèglements climatiques pourraient –ils constituer un envol économique pour le continent africain ?

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Paradoxe ou pas les changements climatiques : une chance pour l’Afrique

L’Afrique peut aller plus loin. Les défis du changement climatique représentent aussi une opportunité. Les stratégies d’atténuation et d’adaptation au changement climatique ont en effet tout le potentiel pour favoriser la transformation économique dont l’Afrique a tant besoin. Un modèle de développement résilient au changement climatique et sobre en carbone peut stimuler la croissance, créer des emplois et sortir les populations de la pauvreté. Il peut aussi combler le déficit énergétique qui paralyse l’Afrique : 620 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité. Pour saisir cette opportunité, l’Afrique a besoin d’investissements.  Selon la BAD, la COP21 doit faire en sorte que les financements parviennent effectivement à transformer tout ce potentiel en réalisations concrètes nous apprend Médiaterre.

Climat : le président nigérien Mahamadou Issoufou réclame “un accord contraignant”

“L’enjeu de la COP21 est comment limiter la hausse de la température à 2 degrés d’ici 2100, mais 2 degrés, c’est pour le monde, et 2 degrés pour le monde ça veut dire 3 degrés pour l’Afrique”, a souligné M. Issoufou, estimant que l’objectif pour le continent africain était de limiter le réchauffement à 1,5 degré. Ainsi, il se demande “à quel coût on va avoir accès à l’énergie solaire, à l’énergie éolienne, à l’hydroélectricité ? Il faut convaincre tous les partenaires que nous sommes sur le même bateau. Ceux qui ont accumulé les gaz à effet de serre pour leur développement, il faut qu’ils payent”, a-t-il insisté nous dit Vivafrik.

Cop 21 paris : la SABER et la  FRAED  invite les Etats de l’UEMOA et les institutions privées  à l’énergie renouvelable.

En partenariat avec la  Société Africaine des Biocarburants et des Energies Renouvelables (SABER), le 09 décembre prochain à Paris, Cheikh Hadjibou SOUMARE président de la commission de l’UEMOA, va présenter les objectifs de la Facilité Régionale d’Accès à l’Energie Durable (FRAED) qui vise à favoriser les investissements privés dans la réalisation des projets d’énergie renouvelable dans l’espace UEMOA. En soutenant les producteurs d’électricité indépendants et publics,  cet outil va faciliter l’implication d’acteurs privés pour une énergie renouvelable et abordable. Le fonds de dotation initial de la FRAED est de 50 milliards de francs CFA et la Commission de l’UEMOA participe à hauteur de 20 %, soit 10 milliards de francs CFA, selon Agence Ecofin.

Kenya : le Pape François prêche pour la protection de l’environnement

En visite en Afrique pour six jours.  Le Pape François, sur le sol Kenyan a prôné la défense de l’environnement.  Selon Vivafrik, il a mis en exergue les liens inextricables entre protection de l’environnement et  lutte contre la pauvreté.  Le Kenya, aujourd’hui quatrième économie du continent africain, où 20 % de la population appartient à la classe moyenne mais 40 % y vit sous le seuil de pauvreté. Un pays en pleine croissance dont il a rappelé la beauté diverse et  l’abondance des ressources naturelles  à préserver.

Nouakchott se dote d’une centrale éolienne de 30 MW.

 L’infrastructure est composée de 15 éoliennes et son installation a couté quelques 51 millions de dollars au pays. Cette centrale éolienne permettra à la Mauritanie d’assurer 13,6% de ses besoins énergétique. «Avec la mise en place de ce champ éolien, la Mauritanie dispose désormais d’une nouvelle source de production énergétique propre, sûre et économiquement rentable»,  a affirmé Mohamed Salem Ould Béchir, ministre mauritanien du pétrole, de l’énergie et des mines. L’objectif de l’exécutif mauritanien est de faire générer 1/5 de sa consommation en énergie à partir de sources renouvelables d’ici 5 ans. D’après agence Ecofin.

La Zambie bénéficie de 2 milliards de $ pour l’érection d’une centrale électrique de 750 MW.

Toujours avec Agence Ecofin, cet investissement sera réalisé à 15% par le gouvernement zambien aidé par  le partenaire chinois qui va donner le montant restant via des crédits auprès de la China Exim Bank et de la Banque industrielle et commerciale de Chine (ICBC). «C’est un projet viable avec un marché assuré pour la production et la garantie d’un retour sur investissement. Il contribuera également à  la sécurité énergétique de la  nation» a déclaré le président zambien Edgar Lungu. La construction du barrage devrait arriver à terme à l’horizon 2019 et l’infrastructure devrait permettre la création de 5000 emplois. Ce projet, le plus gros que le pays ait enregistré dans le secteur énergétique depuis plus de 40 ans arrive à un moment où la Zambie est confrontée à un déficit énergétique important.

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