Grande muraille verte : « Il est moins facile de trouver des fonds pour le reboisement… » souffle Macky à Hollande

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L’avenir d’un autre projet vert africain a aussi été évoqué hier à la COP21. Il s’agit de la «grande muraille verte» pour le Sahara et le Sahel, portée par l’Union africaine et 11 pays, afin de stopper l’expansion désertique par des projets de gestion durable des ressources naturelles et l’utilisation de nouvelles techniques, comme le stockage organique de carbone dans les sols et la biomasse.

Cette bande de végétation – en fait des poches, semblables à des oasis, les plus rapprochées possible – relierait dans le futur le Sénégal à l’Ethiopie, bloquant l’avancée des sables par un entretien des terres cultivables et par la revitalisation des sols grâce à des projets d’agro-pastoralisme et d’agro-foresterie.

Problème: les retombées industrielles et économiques offertes pour les pays développés sont nettement moins avantageuses ici que pour le programme d’électrification à grande échelle du continent noir défendu par la Fondation Energie pour l’Afrique de l’ancien ministre français de l’Environnement, Jean-Louis Borloo, rapporte Le Temps. «Il est moins facile de trouver des fonds pour le reboisement, comme nous l’avons fait au Sénégal, que pour rénover nos infrastructures énergétiques», regrettait hier à Paris le président sénégalais Macky Sall.

Par Saër SY

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