L’Uemoa se fixe un objectif de 82% d’ici 2030 pour l’usage des énergies renouvelables

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Faire en sorte que l’utilisation des énergies renouvelables soit une réalité. C’est le défi que s’est fixée la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine. L’Uemoa qui veut que d’ici 2030, 82% de l’énergie utilisée dans son espace soit renouvelable, compte mettre en place une série de mesures pour atteindre cet objectif, rapporte Le Quotidien par le biais de leur envoyée spéciale à Cotonou, dans sa livraison d’hier.

La Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) accorde une grande importance au développement des énergies renouvelables dans son espace. C’est en ce sens qu’elle vise à faire en sorte que d’ici 2030, 82% de l’énergie produite dans les 8 pays de cet espace communautaire soient de l’énergie renouvelable. Lors d’une visite des installations de lampadaires solaires installés dans la ville de Cotonou dont le projet a été financé par l’Uemoa, il a été noté l’impact positif de l’utilisation des énergies renouvelables. Selon  Roger Houn­kanrin, directeur de l’Energie, des télécommunications et des Tics à la Commission de l’Ue­moa, «l’intérêt de ce projet pour les populations est énorme». D’après lui, l’utilisation de ces énergies renouvelables contribue à réduire de 80% la facture d’électricité. De même, elle contribue à régler les problèmes d’insécurité et a un impact positif sur l’éducation et les activités génératrices de revenue des riverains. Lors de cette visite, M. Hounkanrin a aussi fait savoir que l’Uemoa est en train de développer plusieurs autres projets pour le développement des énergies renouvelables.
En outre, il a annoncé un ensemble de mesures qui vont être prises au sein de cette espace pour l’efficacité énergétique. L’un des projets consiste à mettre en place une directive concernant l’étiquetage des équipements. «Nous avons un projet pour qu’au niveau des pays, les équipements électroménagers qui vont entrer dans l’espace soient étiquetés. C’est-à-dire vérifier que la puissance de ces équipements est normalisée. Nous voyons par exemple des réfrigérateurs ou des climatiseurs venus d’Europe qui consomment énormément, nous voulons éviter tout cela. A la fin du projet, nous allons faire sortir une directive qui sera appliquée par les pays pour que les appareils importés dans l’espace Uemoa soient étiquetés et que la puissance soit indiquée», a expliqué le directeur de l’Energie à la commission. Dans la même veine, M. Hounkanrin a annoncé une autre directive qui consiste à faire en sorte que les nouveaux bâtiments qui seront construits consomment moins d’énergie. Dans le cadre de cette politique, l’Uemoa mise sur l’utilisation des lampes à basse consommation. A en croire le directeur de l’Energie au sein de cette institution, l’utilisation des lampes à basse consommation «permet de réduire de 80% la facture énergétique». «Au sein de la commission, nous avons un projet qui permet de diffuser les lampes à basse consommation. Ce projet nous a coûté 4 milliards de francs Cfa», a-t-il dit.

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