Le secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires prêt à limiter l’impact d’El Niño

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Le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires, Stephen O’Brien, a demandé à la communauté internationale de prendre rapidement des mesures pour aider les millions de personnes confrontées à l’insécurité alimentaire due aux conséquences dévastatrices du phénomène météorologique El Niño, a révélé ce 9 janvier starafrica.com, puis parcouru par vivafrik.com.

« Si nous agissons maintenant, nous sauverons des vies et des moyens de subsistance et éviterons une crise humanitaire plus grave », a dit M. O’Brien lors d’une réunion jeudi au siège de l’ONU au cours de laquelle il a informé les Etats membres sur l’impact d’El Niño, qui, depuis plusieurs mois, provoque des inondations dans certains pays et une sécheresse sévère dans d’autres. D’autres responsables des Nations unies en poste dans divers pays ont participé à cette réunion, pour certains par téléconférence ou vidéoconférence. M. O’Brien a expliqué qu’El Niño n’était pas causé par le changement climatique mais que dans un contexte d’évolution du climat, il était moins prévisible et risquait d’être plus grave que par le passé. Ce phénomène météorologique est caractérisé par un réchauffement de l’océan Pacifique, causant davantage d’inondations et de sécheresses dans diverses parties du monde. « Les conséquences, en particulier sur la sécurité alimentaire, pourraient durer deux ans », a dit le chef de l’humanitaire de l’ONU, se disant notamment préoccupé par la situation dans plusieurs pays d’Amérique centrale et du Sud, de la région Pacifique, d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe.

En Afrique, l’Ethiopie est actuellement le pays le plus affecté avec la pire sécheresse enregistrée en 30 ans. « Les besoins humanitaires ont plus que triplé au cours de l’année passée », a souligné M. O’Brien. Insistant que tous les pays affectés par El Niño ont besoin d’une assistance rapidement. Selon lui, il est plus que jamais nécessaire de réagir face aux signaux d’alerte et de se préparer à fournir les ressources nécessaires. Il a également jugé nécessaire de s’assurer de la coopération entre les différents acteurs humanitaires pour renforcer la résilience des communautés affectées.

Moctar FICOU VivAfrik


SOURCE : Centre d’actualités de l’ONU

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