Les énergies renouvelables seraient-elles la solution au développement durable de l’Afrique ?

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Une loi pour électrifier l’Afrique

Barack Obama, le président américain, a procédé à la promulgation de la loi « Electrifier l’Afrique ». Le texte de loi a été adopté à l’unanimité par la Chambre des représentants et le Sénat. Il permettra, dans un premier temps, l’électrification de 50 millions de personnes sur le continent. Fonctionnant sur un système de garanties de prêts, l’application de cette loi contribuera à l’installation de 20 GW de centrales électriques supplémentaires.
Les garanties de prêts iront en priorité aux projets de l’initiative Power Africa qui ambitionne l’installation de 30 GW d’électricité en Afrique. D’après médiaterre, Cette initiative du président américain nécessitera 7 milliards d’investissement Qui  sera financée en grande partie par l’Export-Import Bank des Etats unis.

Le géant indien en solaire veut étendre ses tentacules en Afrique

L’Indien Sterling and Wilson veut étendre sa domination sur le continent africain. Pour y parvenir, il compte installer quatre succursales au Nigeria, en Tanzanie, au Kenya et au Ghana. Il construira également des centrales solaires d’une capacité globale de 500 MW sur toute l’étendue du continent dans les trois prochaines années. La société, d’après Agence ecofin a dans son portefeuille 500 MW de centrales solaires opérationnelles et 1 500 MW de centrales en construction et  travaille actuellement à l’obtention de nouveaux projets au Kenya, en Zambie, au Ghana, en Mozambique, en Algérie, en Namibie et au Maroc.

Algérie : en route vers les énergies renouvelables

L’Algérie envisage de mettre en place 4 500 MW d’énergies renouvelables d’ici 2020. C’est ce qu’a révélé Salah Khebri, le ministre algérien de l’énergie. Cet objectif à moyen terme entre dans le cadre de l’ambition du pays qui veut atteindre 22 000 MW de centrales d’énergies renouvelables d’ici 2030, ce qui constituerait 25% de sa capacité installée renseigne Agence ecofin. Dans ce cadre, la Sonagel, la société nationale en charge de l’électricité et du gaz gère déjà un programme de mise en place de centrales électriques d’une capacité de 400 MW dont 84 MW sont déjà opérationnels.

L’émergence du marché africain face aux énergies renouvelables enfin reconnu

Le colloque annuel des énergies renouvelables,  Cette émergence peut se traduire en une réalité grâce à l’accord paraphé entre le Sénégal et la Société financière internationale (Ifc) afin de mettre en service une centrale photovoltaïque d’une capacité de 50 à 200 mégawatts tout comme le Maroc qui vient d’inaugurer la centrale solaire Noor I, souligne vivafrik.com.

De son côté, le Sénégal vient également d’annoncer son intention de développer l’énergie solaire en partenariat avec la Banque mondiale. Avec l’initiative Scaling Scolar, Ifc, la filiale de la Banque mondiale, offre « des solutions clé en main aux gouvernements et aux investisseurs, pour accélérer le déploiement du solaire sur le continent ». Désormais, Dakar pourra donc compter sur l’énergie photovoltaïque afin de répondre à une demande croissante en électricité de la population.

Conséquences climatiques : un million d’enfants en Afrique atteints de malnutrition.

Devant les très faibles précipitations de ces derniers mois, causées par le phénomène El Nino, les Ethiopiens sont en passe de revivre la famine des années 80. Il s’agit de « la pire sécheresse depuis cinquante ans», a déclaré John Graham, le directeur de Save The Children à   Addis-Abeba. Selon l’ONG britannique, environ 5,75 millions d’enfants seront touchés. Parmi eux, environ 400 000 seront en risque de sévère malnutrition en 2016 renseigne Vivafrik.

Ndéye Fatou NDIAYE / Vivafrik

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