Energie solaire, gestion des déchets,… et protection des oiseaux migrateurs ont rythmé l’actualité « verte » au Sénégal 

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Inauguration d’un projet solaire à Bokhol

Si le Sénégal présente de grosses lacunes en matière énergétique et souffre toujours d’une forte dépendance aux hydrocarbures, la situation pourrait sensiblement s’améliorer dans les années à venir. Bokhol, petit village situé dans le département de Dagana, dans le nord du pays, a inauguré son projet solaire Senergy 2, et marque ainsi les débuts prometteurs du photovoltaïque au Sénégal. Une centrale solaire de 20 MW qui produira 34 GWh par an et alimentera à compter du mois d’octobre le réseau sénégalais géré par le groupe Senelec. Cette installation, qui s’étendra sur 50 hectares, doit en effet permettre d’éviter 25.000 tonnes d’émission de CO2 chaque année, et d’approvisionner en électricité plus de 180.000 personnes renseigne Vivafrik.

Tambacounda s’active pour une gestion durable des déchets.

Le projet de la commune de Tambacounda (est), a reçu de la commune belge de Sint-Niklaas, son principal bailleur, plus de 250 millions de francs CFA entre 2010 et 2015 selon, son coordonnateur, Maodo Ndao. Ce financement, exactement de 250.303.352 de francs CFA a été dégagé « à 100% » en 6 ans par la ville de Sint-Niklaas, a précisé M. Ndao. il s’agit notamment de 9.600 poubelles, 46 charrettes, 298 brouettes, quatre tricycles, trois charriots et 24 lots de petit matériel, constitués de gants, de détergents, entre autres, a indiqué Ramatoulaye Ndiaye, animatrice de ce projet. Au titre du programme 2017-2021 soumis aux bailleurs, il est prévu entre autres, dit Aps, de mettre l’accent sur la valorisation des déchets, à travers la création de jardins maraîchers dotés de puits, qui seront confiés à des groupements de femmes, formés à cet effet.

L’Afrique de l’ouest doit faire front unique pour une bonne gestion durable de nos mers

Les pays ouest-africains concernés par le projet WAMER, portant sur une gestion durable des ressources marines et côtières, doivent faire preuve d ‘union  dans la mise en œuvre des initiatives devant leur permettre d’avancer ’’de façon significative’’ vers la sécurité alimentaire, a indiqué Fatou Bintou Djibo, représentante résidente du PNUD au Sénégal au micro de l’Aps. Selon elle, « Une cohérence et une convergence doivent nécessairement exister entre les politiques et les programmes appliqués par les pays, les partenaires et les différentes parties prenantes, pour avancer de façon significative, vers la sécurité alimentaire, à l’échelle de l’écorégion WAMER » . Le projet WAMER est un facteur d’intégration et une plateforme de concertation pour l’identification de réponses optimales à la gouvernance des ressources marines et côtières de cette façade maritime longue de 3500 km et abritant 32 millions d’habitants.

La protection des oiseaux migrateurs nécessite une union des forces

La protection des oiseaux migrateurs côtiers ne peut se faire qu’avec une « grande collaboration » de tout un chacun et un renfoncement de capacité de toutes les organisations qui travaillent autour de ces espèces selon, Geoffroy Citegetse, expert à l’ONG « Bird Life international ». Les objectifs de la deuxième phase du projet sur les oiseaux migrateurs en Afrique de l’Ouest, lancé ce jour pour une durée de trois ans. La première phase qui s’est déroulée de 2010 à 2015 a permis d’enregistrer des résultats « importants » en matière de conservation des outils et de renforcement de capacités au Sénégal et les autres pays concernés par ce projet. Trois approches ont été développées par cette deuxième phase pour la conservation et le renforcement des capacités des organisations. Il s’agit de la conservation des oiseaux à travers des actions sur les sites, du renforcent des capacités des acteurs, et du développement de la coopération internationale nous dit Aps.

Ndéye Fatou NDIAYE / VivAfrik

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