OCHA prévoit un épisode El Niño plus catastrophique en 2016

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El Niño, «l’enfant Jésus» au sens littéral du terme, désigne, à l’origine, un courant côtier saisonnier chaud au large du Pérou et de l’Équateur mettant fin à la saison de pêche. «Lors des périodes normales, les vents d’Est – les alizés – repoussent les eaux chaudes de l’Amérique du Sud vers l’Océanie. Des eaux froides remontent alors le long des côtes du Chili et stabilisent la masse d’air», explique Cyrille Duchesne, météorologue pour météo consult. El Niño est alors un courant chaud équatorial du Pacifique qui réapparaît tous les cinq à sept ans. Il cause à la fois des sécheresses dans certaines zones du globe, comme dans l’Est et le Sud de l’Afrique, et de graves inondations dans d’autres.

Selon lesoir.be de nombreux experts, comme l’Ocha, l’Organisme de coordination de l’aide d’urgence des Nations unies, prévoient un épisode 2016 catastrophique. Il serait comparable à l’El Niño de 1997-1998, qui a fait 22.000 victimes et 33 milliards de dollars de pertes économiques directes, d’après le Figaro. Il a déjà d’ailleurs déjà commencé dans de nombreux pays du globe. Si l’on se fie à notre source, au Soudan par exemple, l’enfant terrible causera une grave raréfaction des pluies. Ce qui affectera les récoltes. Quelque 400.000 personnes auront donc besoin d’aide alimentaire, selon l’ONU. A cet effet, un budget supplémentaire de 10,9 millions d’euros sera nécessaire pour fournir de l’aide aux personnes affectées par El Niño. Le Programme d’alimentation mondial de l’ONU (Pam) a déjà prévu de fournir de l’aide alimentaire à 3,8 millions de soudanais en 2016, notamment dans des régions touchées par des combats. Sans compter les 400.000 qui risquent d’être affectées par El Niño. L’agence aura besoin de fonds supplémentaires dans les semaines qui viennent si elle veut faire face aux besoins. lefigaro.fr, qui a fait le même constat, indique qu’un peu plus loin à l’Est, en Somalie, l’ONU a appelé jeudi la communauté internationale à financer 92 millions d’euros d’aide alimentaire pour un million de personnes menacées par la famine en raison de la sécheresse intense. «  Les communautés sont déjà en train de perdre leurs moyens de survie. Le moment est venu de fournir des fonds, pour s’éloigner du point critique et éviter une crise plus grave ainsi que des pertes en vies humaines  », a affirmé Peter de Clercq, le coordinateur de l’aide humanitaire de l’ONU en Somalie. En 2012, poursuit notre source, une sécheresse de grande ampleur combinée à la guerre civile avait provoqué une famine faisant plus de 250.000 morts. Une précédente sécheresse, 20 ans auparavant, avait fait le même nombre de victimes. L’ONU indique que des cas de décès liés à la malnutrition ont déjà été rapportés. L’Éthiopie voisine connaît également sa pire sécheresse depuis 30 ans où 10,2 millions de personnes ont besoin d’aide alimentaire. Selon l’Unicef, 435.000 enfants éthiopiens souffrent de malnutrition.

Moctar FICOU / VivAfrik

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