Développement durable : l’Afrique partage la vision de l’ONU

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Les positions de l’Afrique et de l’Organisation des Nations unies (Onu) convergent sur les stratégies à adopter pour aboutir à un développement durable tant prôné. En effet, le vice-secrétaire général de l’Onu, Jan Eliasson, a appelé mercredi à mettre l’accent sur l’autonomisation des femmes, la prévention des conflits et la mobilisation des ressources pour parvenir au développement durable sur le continent africain et dans le monde.

Si l’on se fie à mediaterre.org qui a rappelé les propos du vice-secrétaire de l’organisation mondiale, à la suite de l’adoption au niveau mondial du programme de développement durable à l’horizon 2030 et de l’accord de Paris, l’Afrique a, dans le même ordre d’idées adopté son agenda 2063. « L’an dernier, parallèlement à l’adoption historique au niveau mondial du programme de développement durable à l’horizon 2030 et de l’accord de Paris sur le changement climatique, l’Afrique a aussi adopté son propre programme transformatif, l’agenda 2063, assorti d’un plan décennal de mise en œuvre ». M. Eliasson s’exprimait à l’occasion d’un évènement dont l’objectif était de réfléchir sur la meilleure façon d’intégrer ce plan décennal avec les 17 objectifs de développement durable (Odd) du programme à l’horizon 2030. Intitulé « l’Afrique que nous voulons en 2030, 2063 et au-delà », cet évènement était organisé au siège de l’Onu, à New York, à l’initiative de l’Union africaine (Ua) et de la Suède, en coordination avec le Bureau du conseiller spécial de l’Onu pour l’Afrique, Maged Abdelaziz.

De son côté, le site un.org qui a véhiculé la même information note les dires du vice-secrétaire général de l’Onu qui soutient que « ces deux cadres, au niveau mondial et régional, mettent tous deux l’accent sur les individus et leur bien-être sur une planète en meilleure santé. Tous deux comprennent des engagements en matière de justice et sont ancrés dans le respect des droits de l’homme ». Ainsi, ces deux programmes, a-t-il ajouté, ont pour objectif une transformation structurelle et un partage plus équitable des revenus et de la richesse, basé sur la croissance inclusive et le développement durable. M. Eliasson a tout particulièrement insisté sur trois points communs, devant selon lui constituer la base de l’intégration entre « l’agenda 2063 : l’Afrique que nous voulons » et le programme à l’horizon 2030, à commencer par l’autonomisation des femmes. « L’Odd 5 appelle à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes et des filles. L’Objectif 17 de l’agenda 2063 exige la pleine égalité dans toutes les sphères de la vie », a-t-il indiqué.

Revenant à la charge, mediaterre.org ajoute que le vice-secrétaire général des Nations unies a indiqué aussi que les deux programmes soulignent l’urgence de mettre fin aux conflits, comme en témoigne l’Odd 16 et la volonté affichée par l’agenda 2063 d’obtenir « la paix et la sécurité en Afrique ». Enfin, insiste notre source sur la mobilisation de ressources suffisantes, tant en termes de capacité qu’en termes de financement qui sera l’élément déterminant de la mise en œuvre des deux programmes. Il a par conséquent appelé à garantir une meilleure mobilisation des ressources nationales par le biais de régimes fiscaux plus efficaces et équitables, soutenus par des mesures internationales plus sévères pour lutter contre la fraude fiscale. « Mobilisons toutes les forces pour soutenir les peuples de l’Afrique dans la réalisation de leurs espoirs et leurs aspirations à la paix, au développement et aux droits humains », a –t-il déclaré. Concluant que « dans cette quête, les Nations Unies et le continent africain parlent d’une même voix ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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