AFD/C2D octroie 2,27 milliards à 3 parcs nationaux ivoiriens

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L’Agence française de développement (Afd/C2d) a octroyé, de 2014 à 2015, plusieurs subventions d’un montant global de 2,27milliards FCFA à trois parcs nationaux ivoiriens pour assurer une gestion orthodoxe de ces infrastructures, a-t-on  appris jeudi.

Bernard N’Doumin, Président du Conseil d’administration (PCA) de la fondation pour les parcs et réserves de Côte d’Ivoire, dans les colonnes de tarafrica.com indique que « pour les exercices 2014-2015, des subventions non remboursables d’une valeur de 2,27 milliards de FCFA ont été octroyées à l’Office Ivoirien des parcs et réserves (Oipr) pour la gestion des parcs de Taï, Azagny et du Mont Sangbé grâce notamment au Contrat de désendettement et de développement (C2d.) » M. Doumin s’exprimait lors de la signature de convention d’un octroi de 700 millions FCFA de sa fondation à l’Oipr, pour la gestion des parcs nationaux de Taï (400 millions FCFA) et de la Comoé (300 millions FCFA) pour l’exercice 2016. « Notre objectif à moyen terme est d’octroyer à l’Oipr, une subvention annuelle de près de deux milliards de FCFA pour la conservation du réseau des aires protégées du pays », a-t-il conclu.

Le parc national de Taï est un espace vital pour les grands mammifères, oiseaux et autres animaux, menacés de disparition en Afrique de l’Ouest. Il renferme aussi de nombreuses essences forestières de grande qualité, un lieu de recherches scientifiques et médicales. Il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1982 et fait partie des réserves de biosphère depuis 1977. Quant au parc national d’Azagny, il abrite des espèces emblématiques de la faune africaine notamment l’éléphant de forêt, le crocodile nain, et des buffles. Diverses espèces de poissons trouvent également, dans ses marécages et les mangroves du parc, le lieu idéal pour leur reproduction. De nombreux oiseaux migrateurs et plusieurs espèces de hérons sont également abrités par ce parc. Le parc national du Mont Sangbé, est couvert d’une flore très dense qui fait vivre de nombreux animaux, dont des éléphants, des buffles, des antilopes et des singes.

Selon le gouvernement ivoirien, de 16 millions d’hectares en 1990, le couvert forestier de la Côte d’Ivoire n’est plus que de deux millions d’hectares actuellement. Des actions de lutte contre la déforestation ont permis entre 1999 et 2014, de reboiser 380 000 hectares de forêt. Cependant, déplorent les autorités ivoiriennes, ces reboisements ne représentent qu’à peine 4% des pertes de forêts estimées à 200 000 hectares par an.

Moctar FICOU / VivAfrik

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