Le CNTIG affirme que la Côte-d’Ivoire subit les changements climatiques

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La révélation est du directeur général du Centre national de télédétection et d’information géographique (Cntig), le docteur Edouard Fonh-Gbei qui a souligné jeudi, que « la question des changements climatiques est un sujet de préoccupation majeure pour la Côte d’Ivoire, qui en subit déjà les conséquences ».

starafrica.com dans sa livraison d’hier que M. Fonh-Gbei alertait que «nous ne pouvons pas rester les bras croisés » soutenant en outre que « la question des changements climatiques est un sujet de préoccupation majeure pour la Côte d’Ivoire qui en subit déjà les conséquences ». Face à cet état de fait, « il nous appartient nous techniciens, d’une manière ou d’une autre de la résilience aux effets de changements climatiques, de saisir la balle au bond et formuler des propositions concrètes », a-t-il lancé à l’endroit des nombreux experts du groupe de travail sur les changements climatiques face à la dégradation de l’écosystème en Côte d’Ivoire qui entame ces activités.

Le Directeur du Cntig, a rappelé que « le chef de l’Etat a pris l’engagement à Paris lors de la COP 21 de lutter contre les changements climatiques ». Il s’agit à travers ce groupe de travail spécialisé, « de réitérer une expérience qui a déjà fait ses preuves : créer la synergie entre les acteurs, apporter un regard nouveau sur une question et parler d’une seule voie ». «La situation est grave : des villages disparaissent avec l’avancée du trait de côte. Nous avons perdu près de 75 % de notre forêt, le manioc, la banane se font rare à cause de la sécheresse », a tristement dépeint M. Fonh-Gbei précisant que « c’est notre mode de vie et la vie des générations futures qui sont menacées ».

Pour le Commandant Marcel Yao, secrétaire exécutif national du Redd (mécanisme de réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts), représentant le ministère en charge de l’environnement et du développement durable tire sur la sonnette d’alarme en ces termes. « Nos populations souffrent. Il y a eu beaucoup de sécheresse cette année et il est difficile aujourd’hui de prévoir ».

Ce groupe de travail dont le secrétariat technique est assuré par le Cntig, fonctionnera pendant une durée d’un an et comprend quatre commissions que sont agriculture et industrie, cohésion sociale et sécurité, ressources naturelles, marché du carbone. Il a pour objectifs entre autres de jeter les bases pour des projets pilotes intégrant le développement communautaire et la conservation de la biodiversité, d’évaluer les potentialités de la finance carbone en Côte d’Ivoire, de mettre à la disposition des parties prenantes des outils de résilience pour une meilleure adaptation aux changements climatiques.

Moctar FICOU / VivAfrik

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