Le PRCM « alerte sur les défis et menaces qui pèsent sur l’océan »

0

Le monde entier a célébré ce 8 juin la journée mondiale de l’océan au tour du thème : « océan sain, planète saine ». Ahmed Senhoury, directeur du Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et maritime en Afrique de l’Ouest (Prcm), qui regroupe 7 pays ouest africains, a saisi cette opportunité pour alerter l’opinion nationale et internationale « sur les défis et menaces qui pèsent sur l’océan ».

A l’occasion du panel sur la préservation de l’océan et du littoral en Afrique de l’ouest dans un hôtel de la place à Dakar, organisé à l’initiative de la journée mondiale de l’océan célébrée ce 8 juin au tour du thème : « océan sain, planète saine », Ahmed Senhoury bande ses muscles pour éradiquer les risques qui perturbent sérieusement la quiétude de nos océans et a comme cheval de bataille la conservation du littoral. A cet effet, la protection des zones côtières s’impose à sa structure. Selon lui, l’océan est une zone oubliée donc « non suffisamment défendue ». « Au Sénégal  comme dans la sous-régions, les menaces sont devenues visibles avec une rareté des ressources aquatiques. La quantité, la qualité et la taille des poissons pêchés montrent combien il y a une dégradation des ressources halieutiques » a de prime à bord indiqué M. Senhoury. Qui poursuit qu’ «en terme de dégradation de la biodiversité, nous avons des espèces qui ont disparues, en terme de la dégradation de la zone côtière, nous avons des kilomètres et des kilomètres de la côte qui sont érodés menaçant les infrastructures qui sont établis. Nous avons aussi l’élévation du niveau de la mère qui est encore perceptible avec des houles de plus en plus hautes, des tempêtes de plus en plus fréquentes dans plusieurs zones côtières et marines ouest africaines » se désole le directeur du Prcm.

Face à ce tableau sombre que présente l’océan, le Partenariat pour la conservation de la zone côtière et maritime en Afrique de l’Ouest refuse l’inaction. C’est pourquoi, le Prcm se fixe pour mission d’alerter sur les éventuels dangers. « Le Prcm intervient surtout pour la conservation du littoral et ses ressources mais aussi alerte sur les défis et menaces qui pèsent sur l’océan et signaler les manquements si c’est nécessaire. Nous essayons de renforcer les capacités dans le domaine de la gestion durable des ressources. Nous mettons à disposition des outils d’aide à la gestion, nous faisons des plaidoyers, appuyons les initiatives d’éducation environnementale, intervenons dans la sensibilisation, travaillons pour valorisation du patrimoine naturel de l’Afrique de l’ouest, œuvrons pour la coopération entre les Etats  et nous mettons en place des espaces de concertation pour limiter des conflits d’usage » explique Ahmed Senhoury. Qui renseigne que son organisation encourage également les Etats et les acteurs à mettre en place des mesures appropriées pour la protection du littoral et promouvoir les mesures idoines qui peuvent prendre en compte les contraintes de celui-ci.

Venu prendre part à cette rencontre, le député Cheikhou Oumar Sy, s’exprimant en qualité sa de représentant le Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal (Repes) a invité les autorités à donner une suite favorable à la loi sur le littoral. « Nous n’aurons plus de littoral surtout au niveau de Dakar. Après l’affaire de l’ambassade de la Turquie, c’est une clinique qui est en train d’y être construite. Pire, nous voyons les constructions qui se poursuivent sur le littoral » s’indigne le député. A en croire Oumar Sy, « depuis des années, on court derrière la loi sur le littoral alors que cet étendu continue à subir les agressions ininterrompues. Si rien n’est fait pour le vote de cette loi, alors on finira par perdre notre littoral » alerte M. Sy. Selon lui, si cette loi n’est examinée d’ici à la fin de la 12ème législature, le Sénégal perdra son littoral.

Moctar FICOU / Vivafrik

 

Laisser un commentaire