Faranah abrite le lancement officiel de la campagne nationale de reboisement 2016 en guinéenne

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Comment gagner la bataille contre le changement climatique, c’est l’un des objectifs de la campagne de reboisement initiée par le ministère de l’environnement, des eaux et forêts. C’est dans cette perspective que la ministre Christine Sagno a procédé, le 10 juillet dernier au bord du fleuve Niger, à Faranah, au lancement officiel de la campagne nationale de reboisement de l’année 2016.

Cette campagne s’inscrit selon guineenews.org aussi dans le cadre du respect de l’accord de Paris sur le changement climatique, signé par le président de la République à New York, le 22 Avril 2016. Cette signature de cet accord a été un signal fort de la part du chef de l’Etat Alpha Condé qui a été désigné pendant la COP21 comme tête de file pour l’électrification de l’Afrique en énergies renouvelables. C’est pourquoi la Guinée est engagée à mettre en œuvre des activités nationales de reboisement, a fait savoir la ministre de l’environnement. Cette journée historique marquant la campagne de reboisement permettra, a-t-elle déclaré, de reboiser cinq ha pour contribuer à l’atténuation des impacts de changement climatique qui constituent de nos jours, un véritable fléau du 21ème siècle, menaçant les bases de l’existence de la société si nous ne prenons pas garde. Cette campagne devra également toucher les berges du fleuve Niger.

Une initiative vivement saluée par la population qui s’est fortement mobilisée en compagnie des autorités communales, préfectorales et régionales ainsi que les professionnels de la filière de bois de Faranah. Dans son discours de bienvenue, le préfet de Faranah Alpha Oumar Kéita a rappelé que Faranah compte deux forêts classées : la forêt classée de Frokonia, dans la sous-préfecture de Kobikoro, dont la superficie est de 4770 hectares. C’est le lieu où le Niger prend sa source. Il y a aussi celle de Mafou qui est  localisée dans la sous-préfecture de Beindou, érigée en aire protégée en 1997. Cette dernière forêt classée couvre une superficie de 52400 hectares et joue le rôle de protection du bassin du Niger. « Malgré l’importance de ces ressources fauniques, floristiques et halieutiques, c’est une pression qui est exercée sur ces ressources à cause de la trop grande pauvreté des populations riveraines de Faranah et autres préfectures. C’est pourquoi, nous sollicitons vivement un appui technique et matériel en faveur des services déconcentrés pour leur permettre d’être plus efficaces et plus efficients surtout que Faranah est par excellence une zone écologiquement sensible », a ainsi plaidé le préfet. Quant au gouverneur de la région administrative de Faranah, Sébastin Tounkara, il s’est réjoui du choix porté sur sa région pour les travaux de lancement de cette campagne de reboisement. Pour sa part, le vice-président de la Fédération nationale des professionnels de la filière de bois, Fodé Cissé s’est engagé au nom de ses pairs à sensibiliser tous les acteurs à une exploitation rationnelle des ressources forestières. Il s’est aussi engagé à travers le slogan : « couper un arbre pour en planter 10 », à faire une  restauration continue pour sauvegarder l’environnement. Le vice-président a, en outre, sollicité auprès du gouvernement, la libération de la consommation locale. Car, a-t-il indiqué, le bois est une ressource renouvelable, consommable à besoin impérieux pour la survie de la population. Il a, par ailleurs, demandé à la population guinéenne de faire revivre la « loi Fria » pour le bien-être de l’environnement.

Sur les raisons du choix de la région de Faranah et plus précisément sur les berges du Niger, la ministre de l’environnement, Hadja Christine Sagno a, de son côté, précisé  que ce choix  n’est pas le fait d’un hasard. Car le Niger est un fleuve sous-régional et international qui prend sa source à Faranah. « Cet important cours d’eau qui constitue une fierté guinéenne, est le cordon ombilical nourricier de plus de 30 millions de personnes depuis la Guinée jusqu’au Nigéria où il se jette dans l’océan atlantique. La bataille contre le changement climatique ne peut être gagnée sans les forêts en raison de leurs fonctions principales de régulation de climat, de préservation, protection, production etc. », a-t-elle expliqué.   Avant d’inviter les populations de Faranah à s’impliquer dans la protection du fleuve Niger pour la génération future. Du bord du fleuve Niger, la ministre de l’environnement a mis le cap sur l’hôtel de la cité du Niger où elle a procédé à la mise dans la terre de quelques plants en compagnie du ministre d’Etat, ministre du tourisme, de l’hôtellerie et de l’artisanat. Ce dernier se trouve aussi actuellement en séjour à Faranah en vue de s’enquérir des réalités de l’évolution des travaux de construction de l’hôtel Niger qui sont en souffrance depuis un bon moment.

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