Me Abdoulaye Wade, Olusegun Obassanjo … primés lors Nuit de l’environnement

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Le Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal (Repes) cherche à sensibiliser davantage les personnes à la protection de la planète. C’est l’esprit de la Nuit de l’environnement célébrée samedi dernier. L’engament des institutions et des personnalités dévouées à la sauvegarde de nos écosystèmes a été magnifié.

Des acteurs engagés dans la préservation de l’environnement ont été donnés en exemple aux générations actuelles et futures. Tel est l’esprit de la première édition de la Nuit de l’environnement organisée par le Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal (Repes). La récompense et la distinction des institutions ou des figures de la défense de l’environnement peuvent motiver davantage des lauréats et aussi éveiller la conscience écologique chez les jeunes. « Le sens de la Nuit de l’environnement, que nous comptons inscrire dans l’agenda majeur de nos activités, est de donner en exemple des acteurs qui se sont distingués par leurs comportements et leurs actions pour la préservation de l’environnement. Nous voulons qu’ils inspirent les générations actuelles et futures », a justifié le président du Repes dans les colonnes de lesoleil.sn, Lamine Thiam. Il a aussi rendu hommage à ses devanciers, notamment les députés Gnadiar Sène et Samba Diouldé Thiam, qui leur ont légué « le flambeau » de la protection de nos écosystèmes. Le député Thierno Bocoum a tiré un bilan positif du Repes. Il s’agit, entre autres, de la co-production du projet de loi sur le littoral, de l’élaboration et de l’adoption de la loi sur les déchets plastiques et la veille environnementale. Aujourd’hui, d’autres services de l’Etat participent, à leur manière, à la protection de la planète. C’est le cas de l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (Aeme) qui a audité la consommation énergétique de 32 bâtiments administratifs et qui, selon son directeur, Birame Faye, est dans la phase d’introduction de plusieurs lampes à économie d’énergie. Il en est de même pour le Conseil économique, social et environnemental (Cese). Ce dernier a insufflé un nouveau dynamisme à la veille environnementale. En tout état de cause, l’avenir de la planète dépend fortement des actions actuelles de préservation ou de conservation. « Les Pays-Bas font de la protection de l’environnement une priorité de sa politique intérieure et extérieure, car sans une protection viable de l’environnement, pas d’avenir stable », a laissé entendre la chargée d’affaires à l’ambassade des Pays-Bas au Sénégal. Par la suite, la chargée d’affaire de la République Thèque, Lenka Pokorna, a démontré comment la protection de l’élan de derby a permis la continuité des relations diplomatiques entre les deux pays. Elle a regretté que cette antilope rare, en voie de disparition, et qui n’existe qu’au Parc du Niokolo Koba soit largement méconnue des sénégalais.

 La cogestion des ressources communes

Pour le directeur de l’Unité de mobilisation et de coordination du Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest (Prcm), Dr Ahmed Senhoury, il faut promouvoir la cogestion des ressources naturelles transfrontalières ou communes à plusieurs pays. Cet avis est partagé par le ministre de l’environnement et du développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé, qui a déclaré : « face aux défis environnementaux auxquels la communauté internationale, particulièrement les pays en développement, font face, agir ensemble devient un impératif ». Son département encourage l’approche holistique qui facilite l’implication de plusieurs acteurs et structures à la réflexion et à la proposition de solutions idoines.

Parmi les acteurs récompensés, les anciens présidents du Sénégal et du Nigeria, respectivement Abdoulaye Wade et Olusegun Obassanjo. Ils ont reçu le prix « Green Africa » pour la conceptualisation et la mise en œuvre de la Grande muraille verte. Le prix « Association internationale pour la conservation de la biodiversité » a été décernée à l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn), alors que celui du « Leadership institutionnel » a été attribué au Centre de suivi écologique. L’écologiste Woré Gana Seck est récompensée pour son leadership environnemental. Le groupe Sonatel a remporté le prix Repes « Ecoconstruction » avec son building intelligent, alors que l’ambassade des Pays-Bas s’est adjugée la distinction « Repes diplomatie environnementale ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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