Pape Abdoulaye Seck voit l’avenir de l’agriculture mondiale en Afrique

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Le ministre sénégalais de l’agriculture et de l’équipement rural, Pape Abdoulaye Seck a soutenu, mardi à Kaolack, que « l’avenir de l’humanité, en ce qui concerne l’agriculture, se joue sur le continent africain ».

« L’avenir de l’humanité, du monde, en ce qui concerne l’agriculture, n’est ni à gauche, ni à droite, mais en Afrique et vous (journalistes) devez être conscients de ça », a-t-il déclaré à l’APS, estimant que ceci est d’autant plus avéré que l’Afrique est riche et détient d’importantes superficies de terres arables et d’autres facteurs de production. Il s’exprimait lors d’un point de presse animé conjointement avec le docteur Dr Kanayo F. Nwanzé, président du Fonds international de développement agricole (Fida), en visite officielle de 5 jours démarrée le 28 août dernier. « Contrairement à cet état de fait qui se généralise plus qu’ailleurs qu’en Afrique, notre continent a encore beaucoup de terres arables que nous n’utilisons pas de façon significative. Nous avons le soleil, nous avons des jeunes et nous avons encore de l’espace que d’autres (continents) n’ont pas », a-t-il expliqué. Soulignant que des statistiques nous apprennent qu’en 1960, « un habitant de notre planète disposait de 0,45 hectare pour se nourrir et on projette actuellement pour 2050, à 0,15 hectare pour nourrir un homme ». « Cela veut dire que la terre devient de plus en plus extrêmement rare sans dans le monde plus particulièrement dans certaines parties du globe », a-t-il commenté.

Donc, a-t-il relevé, « si aujourd’hui les asiatiques sont inquiets, en ce qui concerne leur production rizicole et comptent en réalité sur l’Afrique, à l’avenir, pour se nourrir en riz. C’est parce que nous avons ce qu’ils n’ont pas, c’est la terre ». « Et une fois cette conscience acquise, il faut vous dire qu’il faut que nous (populations africaines) consommions ce que nous produisions », a-t-il préconisé, soulignant que « grâce au génie potentiel de nos chercheurs, nous avons aussi les connaissances et les technologies pour booster la production agricole ». « Les changements structurels de notre agriculture sont du ressort également des agriculteurs, des chercheurs, des camionneurs, des journalistes qui doivent donner la bonne parole pour accompagner tout cela, bref les questions agricoles sont une affaire de tous », a-t-il ajouté. Le ministre a en outre précisé que pour ce qui est du Sénégal, le gouvernement, considère la terre comme un facteur de production essentiel. « Et cette terre, a-t-il encore souligné, est incontestablement réduite dans le monde, il y a incontestablement de moins en moins d’espaces cultivables dans certains continents ». « C’est pourquoi, a-t-il confié, le président de la République, Macky Sall a raison de dire que, c’est au tour de l’Afrique de miser sur agriculture, pour assurer, son développement ».

Pour sa part, le docteur Dr Kanayo F. Nwanzé, président du Fonds international de développement agricole (Fida) a souligné que « l’agriculture est la base d’une transformation d’un pays ».

Moctar FICOU VivAfrik

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