L’efficacité administrative pour booster la croissance agricole sud-africaine

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En Afrique du Sud, le développement du secteur agricole nécessite-t-il moins des investissements financiers qu’une administration efficace ? Selon un rapport du Bureau des politiques agricole et alimentaire (Bfap)  sur les perspectives du secteur agricole de la nation arc-en-ciel, les fermiers seront, par exemple, peu désireux d’investir dans les exploitations aussi longtemps que subsisteront les craintes relatives à la propriété foncière. «Beaucoup de contraintes ayant limité la croissance agricole pourraient être éliminées grâce à une administration efficace et efficiente et à un leadership clair et direct. Il s’agit de petites choses qui ne nécessitent pas un recours à la trésorerie mais d’un redéploiement des ressources et qui peuvent apporter d’importants retours.», ont affirmé a Ecofin les professeurs Ferdi Meyer et Tracy Davids, auteurs de l’étude.

Selon les scientifiques, les entrepreneurs, qu’ils soient noirs ou blancs, se lanceraient plus dans l’agriculture dans un contexte de plus grande stabilité dans les domaines des politiques appliquées au secteur, d’amélioration des incitations, de la sécurité d’occupation des terres et des droits sur l’eau. Dans le domaine hydrique, l’amélioration des infrastructures serait un appui majeur de l’exécutif au secteur agricole. Le rapport pointe également du doigt l’objectif de création d’un million de nouveaux emplois dans l’agriculture, à l’horizon 2030, qu’a fixé le plan national de développement (Pnd) établi en 2011. Selon le Bfap, la croissance de l’industrie agricole ne permet pas l’implantation de nouveaux agriculteurs et, ceci, en dépit de la pléthore d’engagements dans ce sens.

Alors que l’agriculture de l’Afrique du Sud traverse actuellement une situation difficile, en raison de la sécheresse qui contraint le pays à importer du maïs pour assurer ses besoins, Pretoria devrait retrouver son statut d’exportateur net de la céréale, après 2017, en cas de retour à la normale des conditions climatiques, souligne également le document.

Moctar FICOU / VivAfrik

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