Les techniciens de traitement des eaux usées sénégalais ont évité de justesse un lynchage

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Les techniciens de l’Onas envoyés à Ndiayène, un quartier de Mbacké, pour poser les premiers jalons d’une station de traitement des eaux usées provenant des maisons de Touba, ont été chassés par une foule en furie et complètement remontée. Autant dire qu’ils ont échappé de justesse à un lynchage populaire grâce à leur pointe de vitesse.

 En fait, les populations de ce village rattaché géographiquement à la commune de Mbacké refusent de faire, selon dakaractu.com, office de déversoir des fosses septiques de Touba, alors que leur localité appartient administrativement à la commune de Kaèl. De manière claire, ils comptent s’y opposer… « Ces champs appartiennent à nos ancêtres. Nos familles sont ici depuis plus de 100 ans. Nous  habitons ces terres et les cultivons pour vivre et faire vivre nos enfants. Nous ne voulons pas de négociateurs encore moins d’indemnités. Nous voulons conserver nos terres et continuer tranquillement à vivre. Quand le président de la République demande aux sénégalais de s’investir davantage dans l’agriculture et qu’on nous envoie des gens qui veulent nous prendre nos terres, nous trouvons que la démarche  empruntée et le souhait émis sont contradictoires. S’ils veulent installer cette station de traitement des eaux usées, ils devront tous nous tuer ou nous emprisonner tous.  De grâce, qu’on nous laisse vivre en paix. Personne n’a jamais rien fait pour nous », se déchaine Mame Ndiaga Diop, porte-parole des populations de Ndiayène.

L’installation de cette station sur les lieux résulte d’une décision administrative prise depuis plusieurs mois.

Moctar FICOU / VivAfrik

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