Des forêts marocaines à l’épreuve des incendies

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La multiplication des feux de forêt à travers le monde ne surprend pas l’Organisation des Nations unies (Onu) qui y voit l’un des signes de la dérèglementation du climat, lit-on dans starducongo.com.

Les Nations unies estiment, en effet, que le changement climatique est l’un des facteurs d’accroissement des feux de forêt dans de nombreux pays. Des incendies que l’on a pu observer ces derniers jours en Californie, au Portugal, en Espagne et en France. Au Maroc, pas plus tard que la semaine derrière, la province de Larache a été touchée par deux incendies de forêt qui ont ravagé environ 245 ha de massifs forestiers. Selon une source proche de la délégation régionale du haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (Hceflcd), citée par la MAP, ces deux incendies se sont déclarés précisément dans les caïdats de Khmis-Sahel et Boujediane relevant de la province de Larache. Ils ont ravagé plusieurs plantes dont des chênes-lièges et des eucalyptus. Cette opération a mobilisé des éléments de la délégation du Hceflcd, de la Protection civile, des Forces auxiliaires, de l’Entraide nationale et des autorités locales. Ils étaient appuyés par une dizaine de moyens techniques terrestres et des avions «Canadair» des forces aériennes. La mobilisation était également au rendez-vous dans la province de Tétouan qui a aussi été touchée par un feu de forêt, ravageant environ 85 ha de massifs forestiers à la commune rurale de Jbel Lahbib, selon la même source.

Notons aussi qu’une enquête a été ouverte dans les deux cas pour déterminer les causes de ces incendies. Par ailleurs, un grand feu de forêt a contraint, au cours de la même période, l’Office national des chemins de fer (Oncf) d’arrêter provisoirement les circulations des trains vers Tanger. Pour le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe, Robert Glasser, s’il ne fait aucun doute que «les feux de forêt sont un type de catastrophe complexe et difficile», le plus grave est que : «nous pouvons nous attendre à en voir plus alors que les canicules et les sécheresses deviennent plus fréquentes et plus intenses en raison du changement climatique et d’autres facteurs».

Moctar FICOU / VivAfrik

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