Selon une étude, les forêts exploitées en Afrique peuvent contenir trois fois plus de débris ligneux

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Une étude menée essentiellement au Gabon a démontré que les sites forestiers exploités comptaient beaucoup plus de débris ligneux que les forêts non-exploitées. Cette donne revalorise la quantité de carbone stocké dans nos forêts et ouvre des perspectives pour le marché de carbone, a appris gabonreview.com dans sa livraison du 18 septembre 2016.

Selon une étude menée par l’université américaine Duke, les forêts exploitées en Afrique peuvent contenir trois fois plus de débris ligneux, soit beaucoup plus que ne le laissent suggérer les précédentes estimations issues des émissions de carbone. Les débris ligneux sont des branches, des troncs et des souches qui gisent sur le sol. Représentant un maillon important  de  l’écosystème  forestier,  leur  décomposition  permet  d’enrichir le sol et aide à conserver son humidité. Ces débris peuvent également servir d’abri, de lieu de reproduction et de source  d’alimentation  pour les insectes et la petite faune. Les chercheurs de l’université américaine ont ainsi mesuré la quantité de ces débris sur 47 sites forestiers au Gabon. «Nous avons constaté que la combinaison de ses sites contenait jusqu’à 3,8 fois plus de débris ligneux que sur la même superficie en forêts non-exploitées», a affirmé un professeur d’écologie tropicale de l’université Duke sur nicholas.duke.edu. «Voilà une énorme différence, avec de larges implications pour les pratiques et les politiques forestières régionales ainsi que les émissions mondiales de carbone», a poursuivi John Poulsen, soulignant que cette sous-estimation des débris ligneux concerne également les forêts américaines.

Selon le professeur américain, la plupart des modèles actuellement utilisés pour le calcul du carbone forestier supposent que les débris ligneux occupent 9% de la biomasse des forêts. «Mais sur la base des nouvelles conclusions, nous devons ajuster ce chiffre à la hausse pour les forêts dans les régions tropicales humides, à environ 30% pour les forêts exploitées et 18% pour les sites non exploités», a-t-il laissé entendre.

Moctar FICOU / VivAfrik

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