Selon le CSIR, le solaire et l’éolien sont de 40% moins chers que le charbon en Afrique du Sud

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Les dernières études menées par le Council for scientific and industrial research (Csir) d’Afrique du Sud ont montré que les projets de centrales solaires et éoliennes étaient de 40% moins chers que les projets de centrales à charbon.

« Nous savons maintenant, grâce à la transparence des procédures de sélection des développeurs, quels sont les prix de base du solaire photovoltaïque, de l’éolienne et du charbon. Le résultat est que le prix de base de ces énergies renouvelables est inférieur, de 40%, à celui du charbon.», ont affirmé à agenceecofin.com Tobias Bischof-Niemz, le responsable du centre énergie de la Csir et Ruan Fourie, l’économiste en énergie de la structure. Ces études se sont basées sur les coûts de construction des centrales de la récente phase du programme national de centrales d’énergies renouvelables et sur les tarifs du programme de construction de centrales à charbon qui vient de débuter. Les résultats montrent que le coût des centrales renouvelables est récemment descendu à 62 cents de rand le kilowattheure (kWh), après s’être situé entre 69 cents et 95 cents de rand pour la phase 4 qui a précédé. Ces montants ont été alignés sur le cours du rand en avril 2016. Des tarifs bien en dessous de ceux de la phase 1 du programme, au cours de laquelle l’installation du solaire revenait à 365 cents de rand le kWh et celle de l’éolien à 151 cents le kWh.

Les centrales à charbon de Thabametsi (557,3 MW) et de Khanyisa (306 MW) qui seront les premières construites dans le cadre du programme national de construction de centrales à charbon, ont un coût de 103 cents, le kilowattheure. Ce montant a été obtenu, en effectuant des ajustements par rapport aux 82 cents contenus dans les propositions soumises par les entreprises, en 2014. Les révisions ont tenu compte de l’indice du prix à la consommation ainsi que des coûts liés au raccordement au réseau électrique qui n’avaient pas été pris en compte par les entreprises. Les auteurs de l’étude ont tenu à préciser qu’une analyse comparative des coûts de ces centrales (renouvelables et charbon) était tout à fait pertinente car ceux-ci étaient basés sur les contrats de rachat à long terme conclus avec l’Eskom et prenaient en compte le même indice à la consommation basé sur l’inflation.

Moctar FICOU / VivAfrik

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