Le premier ministre promet « la tolérance zéro » contre les ennemies de la forêt

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Mahamad Boune Abdallah Dionne n’est pas passé par le dos de la cuillère pour mettre en évidence la fermeté que son gouvernement affiche à l’encontre du trafic illicite du bois noté dans nos forêts, en particulier dans la zone frontalière à la Gambie. A l’en croire, la tolérance zéro sera de mise pour arrêter le trafic illicite de bois dans le Sud du pays, a assuré samedi à Dakar le premier ministre qui juge « inadmissible » la dilapidation des ressources forestières.

« Aujourd’hui, je peux dire que les Forces de défense et de sécurité sont mobilisées le long de la frontière sud pour prévenir et arrêter ce trafic de bois et croyez-moi quand je dis que nous sommes dans l’action, ce sera la tolérance zéro car il s’agit, au-delà des grandes conférences, d’agir », martèle Mahamad Boune Abdallah Dionne visiblement très remonté contre les trafiquants du bois de veine. Le chef du gouvernement s’exprimait à l’occasion de la cérémonie de clôture de la conférence nationale sur le développement durable qui s’est ouverte ce jeudi 20 octobre 2016 dans un hôtel de la place pour prendre fin ce 22 du même mois. « Il a rappelé l’importance « d’inscrire comme action prioritaire pour le gouvernement l’urgence de trouver des solutions durables face au phénomène de la déforestation et du commerce illicite de bois ». Ajoutant que « l’Etat a compris son rôle et assurera la sécurité du capital naturel au bénéfice des générations actuelles et futures et ce n’est  pas un vœu pieux. Nous sommes dans le temps de l’action », a-t-il indiqué.

De l’avis du premier ministre, « il est inadmissible que des populations continuent de brader les ressources forestières (comme) on le voit à Médina Yoro Foula dans la région de Kolda et de détruire les dernières reliques qui nous restent ». « Nous avons vu le ministre en charge des forces armées, le ministre de l’environnement et celui de l’intérieur dans cette partie sud du Sénégal (Medina Yoro Foula) pour procéder à des réquisitions d’équipement, procéder à des saisies et même brûler du matériel, le tout sur instruction  du chef de l’Etat », a souligné le M. Dionne.

Moctar FICOU / VivAfrik

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