L’agriculture africaine est à mesure de relever le défi environnemental

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La mise en œuvre d’une agriculture climato-intelligente en Afrique est l’un des moyens les plus efficaces pour combattre le changement climatique. En effet, l’augmentation de l’utilisation de biointrants naturels apporterait non seulement des avantages majeurs sur le plan agricole mais contribuerait fortement à la lutte contre le réchauffement de la planète.

A en croire jeuneafrique.com, la BAD mise sur les « agropoles » pour transformer l’agriculture africaine. Ces biointrants naturels préservent et régénèrent les sols dont ils améliorent la fertilité et la santé tout en préservant la biodiversité. Ils améliorent la nutrition des plantes et renforcent leur protection en favorisant la matière organique et les micro-organismes à intérêt agricole. Mais au-delà de leurs vertus agricoles, l’usage de ces biointrants permet d’atténuer les émissions de gaz à effet de serre (Ges) en stockant du carbone dans les sols qui de ce fait ne sera pas émis dans l’atmosphère, permet de s’adapter au changement climatique en adoptant des pratiques agricoles résilientes et durables tout en offrant des rendements plus élevés pour des produits agricoles de plus grande qualité, permet aussi de contribuer à la sécurité alimentaire par une production conséquente et durable de produits agricoles plus naturels et enfin permet d’améliorer les conditions de vie des agriculteurs (meilleurs rendements, préservation de la fertilité et donc du capital foncier, meilleure autonomie, meilleurs revenus et meilleure santé.

Malgré l’étendue de ces avantages, cette agriculture peine à conquérir le plus grand nombre. Le marché des biointrants naturels représente seulement 2 milliards d’euros au niveau mondial contre 150 milliards d’euros pour le conventionnel, soit à peine plus de 1% du marché des intrants agricoles. Si elle est nécessaire, la transition vers une agriculture climato-intelligente sera forcément progressive. Elle passera par la démocratisation et l’accélération de l’utilisation des intrants naturels et des pratiques agricoles durables.

Moctar FICOU / VivAfrik

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