La question de la protection des oasis débattue à la COP22

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La protection des écosystèmes est l’un des enjeux les plus immédiats pour les défenseurs de l’environnement. Parmi ces défis à court terme : la préservation des oasis, des zones de végétation fragilisées par l’avancée du désert. C’est un domaine où le temps presse comme nous l’a certifié à Marrakech Ibrahim Saïd, porte-parole de ce combat.

La concordance de lieu et de temps était trop parfaite, mais surtout le besoin trop urgent : profiter de l’escale que fait la Conférence sur le climat à Marrakech, dont la palmeraie créée sous les Almoravides est connue dans le monde entier, pour donner du poids à la défense des oasis, des écosystèmes désormais en première ligne sur le front des changements climatiques. On le sait peu et le chiffre va vous étonner, rfi.fr parle de 150 millions de personnes vivent dans les oasis à travers le monde, selon les données communiquées par le Raddo, le Réseau associatif de développement durable des oasis. Ces zones de végétation, créées par les hommes il y a plus de 3 000 ans, devraient connaître, selon le même organisme, un réchauffement de l’ordre de 1,1 degré d’ici à 2030, et de l’ordre de 2,1 degrés d’ici à 2050. Soit une augmentation bien supérieure à la moyenne que va subir la planète sur cette même période. Il y a donc véritablement urgence car le principal méfait du réchauffement est de favoriser l’avancée du sable, ennemi mortel de ces havres de verdure sur lesquels repose toute une économie mais aussi les populations sahraouies, nomades et sédentaires. Songez qu’au cours du XXe siècle, le seul Maroc a perdu plus des deux tiers de sa palmeraie. Un constat alarmant.

Moctar FICOU / VivAfrik

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