Marrakech accueille par vague les chefs d’Etat

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Des dirigeants du monde entier arrivent les uns après les autres à Marrakech, où ils participeront au segment high-level de la COP22, ainsi qu’à l’Africa Action Summit.

De l’avis de nos confrères de huffpostmaghreb.com, le président de la République du Gabon Ali Bongo est arrivé dimanche après-midi à Marrakech, pour prendre part aux travaux de la 22ème Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22). A son arrivée à l’aéroport international Marrakech-Ménara, le chef de l’État gabonais a été accueilli par le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime Aziz Akhannouch, au même titre que le président ivoirien Alassane Ouattara. De son côté, le président de la république du Sénégal Macky Sall a quitté Washington dimanche, et est arrivé ce lundi à l’aéroport de Marrakech. Il « participera mardi au Sommet des chefs d’Etat ainsi qu’au Comité restreint des dirigeants africains », selon un communiqué de la présidence sénégalaise, relayé par l’Agence de presse sénégalaise (Aps). Autre chef d’Etat en route pour la ville ocre, le président nigérian Muhammadu Buhari, selon des médias nigérians. L’émir du Qatar Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani doit lui aussi prendre part à ces deux évènements, rapporte l’Agence de presse Qatar News agency (Qna). Le chef d’Etat français François Hollande participera lui aussi au segment high-level de la Conférence sur le climat et à l’Africa Action Summit, tandis que la première visite officielle à l’étranger du chef de l’exécutif espagnol Mariano Rajoy depuis sa réélection se fera au Maroc, pour la COP22. Le segment high-level de la COP22 est organisé à partir de ce mardi 15 novembre, tandis que l’Africa Action Summit est programmé mercredi au

Palais des congrès de Marrakech.

Comme annoncé en exclusivité par le HuffPost Maroc, cet évènement réunira une trentaine de chefs d’État du continent ainsi que les « partenaires de l’Afrique », en l’occurrence les Etats-unis, la France, l’Inde, la Chine, le Japon et la Russie, outre des représentants du Conseil de coopération du Golfe arabique (Ccg), de l’Union européenne (Ue), de la Banque africaine de développement (Bad) et de la Banque mondiale, qui sont invités à « s’asseoir à la table des leaders africains ». Il s’agira, durant ce Sommet, de discuter de plusieurs questions, dont celles liées aux « énergies renouvelables, à l’adaptation de l’agriculture ou encore aux océans et à la forêt. Il y a de grandes initiatives qui sont déjà là : la grande muraille verte (un projet développé par l’Union africaine pour affronter les effets de la désertification, et qui consiste à planter une coulée verte de 7.600 km de long sur 15 km de large de la Mauritanie à Djibouti, pour ralentir l’avancée du désert, ndlr), ou encore le bassin du lac Tchad. Ces initiatives sont là, mais il faut désormais les concrétiser », nous a précédemment déclaré Seyni Nafo, diplomate malien et porte-parole du groupe Afrique à la COP22.

Au-delà de l’enjeu climatique, ce sommet aura aussi une portée diplomatique pour le royaume, à l’heure où le Maroc souhaite reprendre son siège à l’Union africaine (Ua), après trente-deux ans d’absence.

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