Les ONG émettent des réserves quant aux conclusions de la COP22

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Les ONG environnementales se sont dites globalement déçues vendredi 18 novembre, au dernier jour de la COP22 de Marrakech. « Les États développés sont arrivés les mains vides », déplore à la-croix.com, Armelle Le Comte, de l’association Oxfam, qui attendait notamment des assurances sur l’augmentation des fonds destinés aux mesures d’adaptation au changement climatique dans les pays en développement.

« Pour le moment, ces fonds ne représenteront que 20 % des 100 milliards promis chaque année à partir de 2020 par les pays développés, souligne Armelle Le Comte. Nous sommes loin des 50 % attendus par les pays en développement ». La négociation sur ce point n’était pas censée se conclure à Marrakech mais les ONG espéraient des annonces unilatérales de chefs d’État ou de ministres présents à la COP22.

« Ce n’est pas le marché qui nous sauvera »

Par ailleurs, les ONG ont fait part de leurs inquiétudes sur le risque que les États ne se déchargent de leurs responsabilités sur les acteurs non étatiques. « Contrairement à ce qu’a pu dire en particulier le secrétaire d’État américain John Kerry, ce n’est pas la main invisible du marché qui nous sauvera », a ainsi affirmé Nicolas Haeringer, de l’association 350.Org qui promeut le désinvestissement dans le secteur des énergies fossiles.

Des « beaux discours » à transformer en actions

Si les entreprises investissent dans le secteur des énergies vertes, « les États doivent rester les garants du cadre d’action contre le changement climatique », a ainsi relevé Denis Voisin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot.
Pour les ONG, les « beaux discours » prononcés à la COP22 – notamment par le président de la République François Hollande – doivent se traduire par des actions concrètes en France et en Europe.

Moctar FICOU / Vivafrik.com

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