Les causes de l’échec de la COP 22 évitées

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Les causes de ce coup de frein ou d’arrêt sont multiples. Ce n’est pas encore une débandade mais, cela montre à quel point le monde entier reste accroché aux basques des Etats-unis, sans lesquels il n’y a pas d’initiatives de leader. Rassembler les brebis égarées va être laborieux.

A en croire guineenews.org, la prochaine COP n’aura lieu qu’en 2018, et pas aux îles Fidji, à cause de son éloignement, mais tout à côté, à Bonn. Cela signifie que les héros sont fatigués et que l’engouement et l’enthousiasme de la COP 21 de Paris se sont émoussés. Pourquoi ? D’abord, il faut dire que le happening de la diplomatie française avait obligé le Département d’Etat américain à suivre la farandole. L’oncle Kerry l’avait fait à contre cœur en tirant les savates. Il avait affiché des positions et attitudes pas trop différentes de celles de Donald Trump. Mais, c’est « en hurlant avec les loups » que les américains ont promis de mettre 3 milliards de dollars devant les autres grands pollueurs pour créer un mouvement d’ensemble avec enthousiasme et hypocrisie. Il a suffi de l’arrivée de Donald Trump pour que tout le monde se refroidisse brusquement à Marrakech. On voit qu’il n’y avait pas conviction.

Mais si Donald Trump dit que le réchauffement climatique est une invention des chinois, il suffit de lui rappeler que les J.O de Pékin avaient failli être sabotés ou boycottés par nombre d’athlètes à cause de la pollution de l’air, et que pour cela, les chinois avaient arrêté pour le temps de la compétition la production industrielle d’au moins de moitié. Cela, c’était avant que les COP ne commencent à décider d’exiger des contributions « pollueurs-payeurs ». Il faut lui dire encore, et à l’Inde, qui s’est montrée peu portée pour son engagement de l’an passé pour faire semblant que la pollution n’est pas une réalité urgente, alors que les masques contre la pollution de l’air se font rares à New Delhi, c’est une fuite en avant , derrière Trump. Que dire à Trump encore de la pollution en Iran, où les écoles ont été fermées ponctuellement pour cause de pollution de l’air, et des journées sans voitures à Paris ? Peut-être que tous ces exemples ne le laisseront pas tranquille dans son cocon. Tout cela montre le faible degré d’engagement des autres pays pollueurs, qui se regardent et se singent. On peut voir une raison à cela : les africains sont venus à Marrakech avec des sacs et dossiers vides pour espérer repartir avec quelque chose à se mettre sous la dent pour des projets et programmes gigantesques : réparation des forêts et bassins détériorés par des actions humaines, qui ne s’arrêtent pas, cependant ensuite, il y a l’adaptation et la transition énergétique pour tout le continent, alors que les pays qui doivent mettre la main à la poche ne l’ont pas fait encore chez eux et qu’ils doivent le faire. Passage obligatoire pour tous. Et encore, il faut ajouter qu’il y a doute dans l’air, quant à l’emploi efficient de la manne à mettre à la disposition du fonds vert, même si l’on ne le dit pas tout haut. La suspicion générale n’est pas infondée, si on voit dans la délégation de quelques pays africains des personnes des sérails n’ayant pas de rapport avec l’environnement. La méfiance a même augmenté et cette antienne : l’Afrique a le moins pollué mais, c’est elle qui subit de plein fouet les effets du réchauffement climatique. Tout le monde sait cela mais, entendre l’asséner à chaque fois peut devenir agaçant pour ceux qui sont forcés de mettre la main à la poche et qui pourraient se regimber en trouvant des prétextes. Mis dessus, les propos de Trump leur donnent l’occasion inespérée de rester dans leur coin parce que le plus grand pollueur s’en ficherait, personne ne pourrait en vouloir à personne. Du coup, la prochaine COP ne se tiendra qu’en 2018, le temps de convaincre le nouveau président américain de ne plus se croire aux temps de l’époque pré-industrielle, la réalité est trop tangible et palpable. Et si Trump refuse de voir l’évidence, la prochaine COP sera reportée aux Calendes grecques. Puisqu’il s’agira d’économiser des sous, et que Donald ressemble à l’oncle picsou, il y aura du spectacle devant.

Pour lever le doute, et à l’intention des autorités de la COP, s’il en existe, pour la gestion saine de ce fonds vert, il est souhaitable que les responsables désignés d’un pays n’exercent pas dans leur pays, mais dans un autre éloigné, où ils n’ont ni connivences ni accointances magouilleuses, sinon, ce sera un tonneau des Danaïdes.

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