Confronter par la concurrence des importations, RCL Food supprime 1 350 emplois

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En Afrique du Sud, l’industrie de la volaille souffre de la concurrence des importations. L’un des plus grands producteurs supprime plus d’un millier d’emplois, lit-on dans les colonnes de rfi.fr.

Plan social chez un géant du poulet en Afrique du Sud : RCL Food supprime 1 350 emplois, plus de la moitié des effectifs de ses usines du Kwazulu Natal. Toute l’industrie sud-africaine de la volaille souffre. Particulièrement cette année : les prix du soja et du maïs pour les élevages ont flambé à cause de la sécheresse en Afrique australe, or l’aliment, c’est 60 % du coût de revient d’un poulet. Difficile dans ces conditions pour la volaille sud-africaine de rester compétitive face à la volaille étrangère : les importations ont augmenté de plus de 30 % pendant les six premiers mois de l’année, après avoir déjà progressé de 20 % en 2015. Un quart du poulet consommé en Afrique du Sud n’est pas produit localement.

Parmi les achats sud-africains à l’étranger, c’est le poulet du Brésil qui l’emporte : 43 % des importations. Viennent ensuite, mais loin derrière, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l’Espagne. Le poulet de Pologne fait son apparition en Afrique du Sud. Au total, l’Europe représente 45 % des importations sud-africaines, majoritairement des morceaux non désossés. Quant au poulet des Etats-Unis, il fait un timide retour en Afrique du Sud, depuis le mois de mars, après 15 ans d’absence. Pretoria a fini par céder pour conserver les avantages de l’AGOA, l’accord de libre-échange des Etats-Unis avec l’Afrique. Au total sur les six premiers mois, près de 290 000 tonnes de volailles ont été importées en Afrique du Sud. L’industrie locale se plaint de l’absence de droits de douane dignes de ce nom : 10 000 tonnes de poulet importé, estime-t-elle, ce sont 1 000 emplois sud-africains perdus.

Moctar FICOU / VivAfrik

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