La question du bassin du fleuve Sénégal débattue lors d’un atelier sur la gouvernance foncière au Mali

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Du 28 au 29 novembre 2016, s’est tenu au Grand hôtel de Bamako, un atelier national sur la gouvernance foncière responsable au Mali, sous le thème « Une gouvernance foncière améliorée pour une prospérité partagée dans le bassin du fleuve Sénégal ».

Si l’on se fie à malijet.com, cet atelier a permis la validation du CAGF/LGAF Mali. La séance d’ouverture a été marquée par la présence du directeur exécutif de l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar), Cheick Oumar Ba, du représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) au Mali, Modibo Touré, et le ministre de l’agriculture, Kassoum Denon. L’objectif général de cet atelier était d’informer les acteurs sur les directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts ainsi que sur d’autres initiatives en cours, notamment le LGAF en vue de mettre en place un cadre de concertation et d’actions pour la gouvernance foncière au Mali. Pendant deux jours, les participants ont procédé à la mise en place de plateforme nationale de dialogue de gouvernance foncière, laquelle est essentielle pour que les questions foncières identifiées, discutées et évaluées dans le bassin du fleuve Sénégal puissent être prises en compte au niveau national et aboutir à terme à l’amélioration des cadres juridiques nationaux.

Le directeur exécutif de l’Ipar expliquera que l’objectif sera aussi de promouvoir l’intégration des questions foncières relatives au bassin du fleuve Sénégal dans la feuille de route nationale du Mali. A propos d’« une gouvernance foncière améliorée pour une prospérité partagée dans le bassin du fleuve Sénégal », il a parlé d’une réponse locale et régionale à une demande croissante de nombreux acteurs du bassin du fleuve Sénégal au cours des dernières années en particulier des représentants de la société civile. Pour lui, il s’agira de discuter et améliorer la gouvernance foncière et la responsabilité dans le cadre de nouveaux investissements dans l’agriculture effectués par des investisseurs publics et privés. Pour Modibo Touré, la Fao a initié le développement des directives volontaires (Dv) et soutenu le processus jusqu’à leur approbation en 2012. Depuis, ajoute-t-il, la Fao a joué un rôle important pour la mise en œuvre des Dv afin d’améliorer la gouvernance foncière des terres, des pêches et des forêts, et leur mise en œuvre au niveau des pays. Le ministre de l’agriculture a pour sa part salué la tenue de cet atelier à Bamako, ajoutant que la Fao et l’Ipar constituent un groupe de réflexion avec une longue expérience dans la gouvernance foncière.

Moctar FICOU / VivAfrik

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