Mise en exergue des puits d’oxygène des écosystèmes des bassins forestiers

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Un puits d’oxygène forestier est un processus qui extrait de l’atmosphère, les Gaz à effet de serre (Ges), dont l’excès réchauffe le climat de la terre, soit en les détruisant par la photosynthèse des plantes (45%), soit en les stockant dans les océans (25%), les végétaux et le sous-sol (30%). La forêt est un puits, quand elle consomme plus de carbone qu’elle n’en rejette, et limite le réchauffement climatique. Dans le cas contraire, elle devient une source de réchauffement climatique. L’étude du cycle d’échanges gazeux entre l’atmosphère et la surface de la terre, entre la végétation et l’atmosphère (105 Gt de CO2), et entre l’océan de surface et l’atmosphère (90 Gt), génère une économie bleue au financement problématique, explique adiac-congo.com.

Les GES captent et retiennent la chaleur solaire. Composés à 52% de CO2, du méthane (42%), du protoxyde d’azote (4%) et d’autres gaz (2%), ils ont augmenté respectivement de 35 %, 148 % et 18% depuis l’ère industrielle. Ces excédents détruisent la couche d’ozone et réchauffent la température terrestre qui passerait de 16 à 21°C d’ici à 2100. Les activités humaines produisent 439 Gt équivalent CO2 par an dont 15% par les Transports, 23% résidentiel et tertiaire, 29% procédés industriels, 17% déforestation, 13% agriculture et 3% déchets et égouts. La nature génère 771 Gt de CO2 par les vapeurs d’eau (55%), les nuages (17%) et le CO2 (28%). Les Conférences des Parties (Cop) signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, régulent ces Ges, en distinguant : – les économies rouges ou polluantes de Chine (26% du CO2 mondial), des USA (16%), d’Union européenne (11%), d’Inde (6,2%), de Russie (5,20%) et du Japon (3,90%), invitées à réduire leurs émissions pour atteindre 2°C de réchauffement climatique d’ici à 2100 (Cop21); – des économies vertes ou écologiques, fournisseurs des crédits de carbone aux industries polluantes sur 17 marchés de carbone, pour entre 1,90 et 20€/tonne (Cop3). Le Fond vert pour le climat de 100 Mds $ (Cop16), aide les pays en développement à réduire leurs émissions de Ges; – et des économies bleues, valorisant l’écosystème bleu par le Fonds bleu de 65 Mds € (Cop22) du puits forestier du bassin du Congo et le Fonds bleu marin de l’Union européenne de 79 Mds € du puits méditerranéen (2012). Sur les 510 millions km2 de la surface terrienne, l’eau occupe 70% et stocke 37.400 Gt CO2, la forêt 40% et en stocke 3.000Gt, contre 720 Gt stockée dans l’atmosphère. La forêt reçoit 120 Gt de carbone atmosphérique et en émet 119 Gt par an par la respiration de la biomasse vivante (50,42%), la décomposition du bois mort (42,01%) et les perturbations, incendies et récoltes (7,57%). La forêt tropicale, 50% de la surface forestière mondiale, stocke 60% du CO2 dans les plantes et 40% dans le sol, et joue un rôle majeur dans les bassins : d’Amazone, arrosé par le fleuve Amazone, long de 7.025 km avec 209.000m3d’eau/seconde, couvrant le tiers des forêts mondiales et comptant 390 milliards d’arbres, répartis en 16.000 espèces de plantes qui recyclent 18 Mt de carbone et en stockent 2 Mt par an. Depuis 1990, sa capacité de stockage est divisée par deux, à cause de la déforestation (20%). Depuis 1980, l’excès de carbone tue 30% des plantes, émettant 120 Mt carbone qui augmentent de 1°, la température mondiale ; du Congo, alimenté par le fleuve Congo, long de 4.700km avec 80.832 m3d’eau/s, représentant 6% de la superficie des forêts mondiales. Avec ses 13.000 plantes dont 6.000 arbres de valeur commerciale, il absorbe plus de 271 Mt de carbone mondial. Son faible taux de déforestation de 0,19% par an, permet à ses 10 % de biodiversité mondiale, de nourrir directement 30 millions de personnes avec plus de 20% d’emplois disponibles dans le secteur forestier, pour 8% du PIB des pays de la zone, loin des 15% prévus par le Fonds Forestier du Bassin du Congo. Le Congo n’exploite que 2% des 150 millions m3 de bois disponibles, pour 4% du PIB.

Composé des subventions renouvelables des onze Etats africains et des aides de la Banque mondiale, le Fonds bleu intègre faiblement l’interdépendance des fonds dispersés dans les différents projets « carbones » de l’économie verte, l’économie rouge, et l’économie bleue. Une synergie est nécessaire entre les Fonds forestier du Bassin du Congo, et les Projets prioritaires de l’Union africaine. Ainsi, les dirigeants, experts et bailleurs de fonds, qui promettent plus qu’ils ne réalisent, devraient valoriser l’interdépendance des différents Fonds autour de l’écosystème bleu, pour optimiser le financement de la chaîne de valeur bleue.

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