L’avion fonctionnant uniquement à l’énergie solaire dévoilé au public

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L’avion fonctionnant uniquement à l’énergie solaire a été dévoilé au public à l’aérodrome militaire de Payerne.

C’est en observant les étoiles lors de son tour du monde en 2010 en bateau solaire, qu’est né le défi un peu fou de Raphaël Domjan : atteindre la stratosphère à l’aide d’un avion fonctionnant uniquement à l’énergie solaire. Selon lematin.ch, c’est sur un tarmac qu’a décollé le mythique Solar Impulse de Bertrand Piccard, le rideau noir qui maintenait le suspense, s’est levé. La silhouette blanche et élancée du «petit» biplace de Solarstratos apparaît, brillante, sous un jeu de fumée et de lumières. 8,5 m de long, 24,8 m d’envergure pour seulement 450 kg. On a encore du mal à croire que ce petit avion à hélice pourra atteindre la stratosphère (en comparaison, l’avion de Solar Impulse mesure 22 m de long pour 1600 kg).

Première mondiale

La particularité de ce projet est que l’avion est destiné à être commercialisé. Des vols aux portes de la stratosphère pourront être réalisés par des personnes qui souhaitent vivre une aventure hors du commun, bien qu’onéreuse. Observer la courbure de la terre aura certes un prix qui ne sera pas à la portée de toutes les bourses, mais le projet a pour but de démontrer au public la force des énergies renouvelables en le rendant accessible. Et c’est une première mondiale.

Vol à haut risque

A côté de l’avion, on découvre la combinaison de cosmonaute pressurisée que devra porter Raphaël Domjan. Conçue par une entreprise russe (Zvezda) qui développe des systèmes de sauvetage dans l’aéronautique, elle devra fournir au pilote de l’oxygène durant tout le vol et sera équipée d’un chauffage ainsi que d’un système absorbant l’humidité et le CO2. Pour une question de poids, la cabine ne sera pas pressurisée. Programmé pour 2018, le vol stratosphérique s’annonce être à haut risque. Ainsi équipé, il ne sera en effet pas possible au pilote de s’éjecter en cas de problème.

Monter à 23 000 m d’altitude

L’objectif du Neuchâtelois est de s’élever à plus de 23 000 m d’altitude. Durant la montée qui devrait durer trois heures, la température pourra grimper jusqu’à 60° puis baisser à -70° aux alentours de la stratosphère. L’avion devra également assurer sa portance malgré une densité d’air 20 à 50 fois moins grande qu’au niveau de la mer. Autant de défis qui réunissent les partenaires scientifiques et techniques qui collaborent à ce projet visionnaire, dont le Csem (Centre suisse d’électronique et de microtechnique, à Neuchâtel) dirigé par Christophe Ballif, qui a développé les cellules photovoltaïques issues de technologies de pointes. Les panneaux pèsent ainsi moins de 700 gr/m2 et peuvent résister à des températures extrêmes. Des risques assumés par Raphaël Domjan: «Ça reste une aventure. De ce fait, il y a toujours une part de risque. Mais, c’est un rêve de gosse de voler jusque vers les étoiles.»

A les voir briller dans ses yeux et dans ceux de toute son équipe, il est certain que les étoiles qu’il observera depuis la cabine de Solarstratos feront rêver le public suisse et celui du monde entier.

Moctar FICOU / VivAfrik

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