Selon la Banque mondiale, le Maroc mise sur cinq axes pour freiner le changement climatique

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La Banque mondiale rappelle qu’à l’horizon 2030, le pays devrait couvrir 52% de ses besoins en électricité grâce à des sources d’énergie renouvelable. Les politiques qu’adopte le Maroc dans la lutte contre les changements climatiques «s’inscrivent dans une approche triplement gagnante, puisqu’elles visent à la fois à s’adapter au changement climatique, à atténuer ses effets et à créer de nouveaux débouchés», selon le rapport de la Banque mondiale sur le changement climatique au Maroc, rendu publique par lematin.ma.

«Le Maroc a lancé son « Plan vert » pour affronter la menace du changement climatique», indique Marie Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations du groupe de la Banque mondiale (Bm) pour le Maghreb citée dans le rapport intitulé «Les 5 axes d’action du Maroc contre le changement climatique» paru fin novembre. Pour la directrice des opérations de la Bm, ce plan repose sur un scénario triplement gagnant, puisqu’il entend adapter le pays à la réalité du changement climatique, prendre des mesures pour atténuer son impact sur les populations et l’environnement et, dans le même temps, créer de nouveaux débouchés en aidant, par exemple, les agriculteurs à adopter des pratiques climato-intelligentes et à accroître leur productivité mais aussi en veillant à améliorer les circuits de distribution de leurs produits.

En mars 2014, le ministère de l’environnement publiait un document intitulé «politique du changement climatique au Maroc», dans lequel il est souligné que les projections climatiques établies par la direction de la Météorologie nationale prévoient une augmentation des températures moyennes estivales de l’ordre de 2° à 6°C et une régression de 20% en moyenne des précipitations d’ici à la fin du siècle. En plus de leur régression, les précipitations au Royaume sont caractérisées par leur irrégularité spatiale et temporelle. La Bm revient sur «la grave sécheresse de 2015» qui a plombé la croissance économique à 1,5%. Selon le rapport de la Bm, la préservation de l’eau accumulée naturellement dans les aquifères souterrains constitue un cas d’espèce : «de nouvelles politiques protègent cette précieuse ressource tout en s’assurant que les volumes d’eau disponibles suffisent à satisfaire les besoins de l’agriculture, un secteur clé pour l’emploi», selon Andrea Liverani, chef de programme à la Bm.

Cette dernière résume les 5 axes de la lutte contre le changement climatique en rappelant qu’à l’horizon 2030, le pays, qui a supprimé toutes les subventions des énergies fossiles pour induire une utilisation plus efficiente de l’énergie, devrait couvrir 52% de ses besoins en électricité grâce à des sources d’énergie renouvelable. «Le Plan Maroc vert entend protéger l’environnement mais aussi les moyens de subsistance de tous les marocains», poursuit l’institution en soulignant que le Maroc considère que ses ressources naturelles océaniques sont aussi importantes que ses ressources naturelles terrestres, la pêche constituant 56% des exportations. Enfin, le Maroc s’emploie à préserver ses aquifères souterrains, cette source naturelle d’eau douce qui se reconstitue pour autant qu’elle reste propre et intacte. «C’est un pari gagnant pour l’environnement comme pour les générations actuelles et à venir», conclut la Banque mondiale.

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