Le Sénégal esquisse des normes spécifiques pour assurer la sécurité alimentaire

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Pour davantage réfléchir sur les questions des normes de sécurité alimentaire, un atelier s’est tenu dans un hôtel de la place à Dakar. Des experts ont donné leurs avis sur le niveau de résidus de pesticides que contiennent les aliments que l’on consomme au Sénégal.

L’atelier est important parce que selon Babacar Samb, directeur de cabinet Bioscope, spécialisé dans les questions de sécurité sanitaire, « il fait suite à un ensemble d’activités de génération de donnés qui consiste à analyser un certain nombre de denrées alimentaires essentiels de produits agricoles consommés au Sénégal », dira-t-il dans senenews.com. De ce fait, l’objectif de cette rencontre poursuit-il «est d’évaluer le niveau de résidu de pesticides que l’on trouve dans les aliments ». Il s’agit donc pour cet atelier de partager les données de manière à permettre aux différents experts présents « de donner leurs avis sur la nécessité ou non, au Sénégal, d’avoir des normes spécifiques en matière de limite maximale des résidus de pesticide». Ainsi, les résultats obtenus par le laboratoire CERES-Locustox montrent pour Babacar Samb, « qu’il y a des aliments qui contiennent des résidus extrêmement élevés et qui dépassent les limites maximales autorisées par le Codex Alimentarius ». Ce dernier, est une commission mixte de la FAO et de l’OMS qui, au plan international est chargé d’établir les normes en matière de résidus de pesticides pour les denrées alimentaires. «Quand on se retrouve avec des données de surveillance qui montrent qu’on ne respecte pas ses limites maximales fixées par le Codex Alimentarius, se posera l’enjeu au Sénégal de dire si l’on a besoin de produire nos propres normes pour assurer une protection optimale de nos populations» précise toutefois le spécialiste dans les questions de sécurité sanitaire.

Cependant, suivant le directeur de cabinet Bioscope, « il est attendu à la fin de cet atelier que les experts donnent leur point de vue sur l’opportunité de travailler avec l’association sénégalaise de normalisation afin que le Sénégal se dote de ses propres normes en matière de limite maximale en sachant que le processus doit être fondé sur études scientifiques extrêmement rigoureux ». Éventuellement, « les études étaient portées sur des aliments comme le chou, qui est communément utilisé, l’aubergine en mer, la mangue qui est un aliment stratégique entre autre. L’étude a porté sur ces aliments dont le choix se justifie par le niveau de production important au Sénégal », dixit Babacar Samb. Donc, c’est encore très tôt pour le Sénégal de dire que l’on doit changer les normes parce que simplement explique-t-il «les bonnes pratiques ne sont pas rigoureusement appliquées par les agriculteurs ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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