Vers la diffusion de l’émission de téléréalité sur l’agriculture sénégalaise en février sur la RTS1

0

La première émission de téléréalité sur l’agriculture au Sénégal a été lancée mardi dernier, au quai de pêche de Ouakam. Intitulée « Ferme Factory », cette téléréalité de 26 minutes pleine de suspense et de show sera diffusée sur la RTS1 à partir de février 2017 et ce, pour trois mois.

Pour contribuer à la mise en œuvre des orientations définies par les pouvoirs publics pour un retour des jeunes vers la terre et la création d’emplois, explique lesoleil.sn, la direction de la « Factory » et son partenaire l’Agence nationale d’insertion pour le développement agricole (Anida) ont procédé,  mardi, au lancement  d’une émission de téléréalité sur l’agriculture, « Ferme Factory ». Première du genre au Sénégal, cette émission de divertissement de 26 minutes sur l’agriculture sera diffusée dès le mois de février sur la RTS1 et  ce, pendant trois mois. Ce sera de grands moments de télévision et événementiels pleins de suspense et de show. Selon le directeur de « Factory », Ousmane Faye, ce projet cherche à résoudre  la question sociale.  En plus d’être une émission de télévision, « Ferme Factory » répond au retour de la terre tant prôné par les autorités, une opportunité pour les jeunes de montrer leur ardeur dans le travail mais aussi une solution pour l’emploi des jeunes et la modernisation de l’agriculture », indique-t-il.  A l’en croire, pour  cette émission « Ferme Factory », il est prévu en premier temps 17 diffusions de 26 minutes avec des capsules de relance de 8 minutes qui vont parler des  castings jusqu’à la fin des capacitations. « Après cette étape d’un mois et demi, suivra la vie dans la ferme d’Agababou à Nguéniéne qui sera aussi sanctionnée par des formats de 26 mn dans la semaine et un format de 52 mn pour les primes dans le week-end animé par Ibrahima Mbaye Sopé avec toujours des relances de 08 mn », explique le directeur de Factory. Revenant sur les différentes étapes de ce concept  de haute portée socio-économique, M. Faye fait savoir que sur les 248 postulants, ont été retenus après présélection, 66 candidats en parité avec 33 hommes et 33 femmes de différents profils et venant de toutes les régions du Sénégal. « Et sur ces 66 candidats, il nous faudra choisir les plus motivés, les plus engagés et les plus aptes à aller dans cette aventure. Car nous avons besoin de 26 candidats plus 5 autres qui seront choisis au niveau de la localité d’accueil (Nguéniène). Ce qui fera un total de 31 personnes », dit-il. Ces derniers, informe-t-il, « vont continuer avec les castings et les sessions formations qui vont être données par des spécialistes pour les familiariser à la terre, les initier aux techniques de l’agriculture pendant un mois et demi avant leur immersion en un mois et demi aussi dans la ferme d’Agababou de Nguéniene  construite par Anida ». D’après Ousmane Faye, dans cette ferme, les candidats retenus vont vivre ensemble, échanger et concourir sans merci. « Au bout, il y aura beaucoup d’élimination et il ne restera plus que 20 personnes réparties en deux équipes de 10 qui vont s’affronter pour gagner des fermes aménagés et équipés à hauteur de 15 à 20 millions par leurs partenaires, Anida, Programme national Biogaz et Pasa-Lou-Ma-Kaf) », affirme-t-il.

Animateur de l’émission, le Dr Massamba Guèye dit avoir accepté ce rôle parce que la finalité de cette téléréalité est de créer un groupe de jeunes vainqueurs et de les équiper et en leur dotant d’une ferme. « A travers cette émission, il s’agit donc de donner du travail à des jeunes sénégalais et de donner une haute image de l’agriculture. II s’agit aussi de trouver les moyens pour que les jeunes retournent à la terre avec des moyens et concepts modernes. Pour moi, c’est une émission de construction  personnelle et c’est cette dimension sociale qui m’intéresse », argue-t-il. Le directeur de formation et de  mise en valeur  à Anida, Cheikh Lô, a accueilli et adhéré à ce  projet socio-économique. Car, soutient-il, c’est une façon de faire comprendre aux jeunes qu’il n’y a pas de métiers meilleurs que l’agriculture et que tout le monde peut y gagner dignement sa vie.

Moctar FICOU / VivAfrik

Laisser un commentaire