La forêt classée de Mbao « capte les déchets organiques des entreprises pour en refaire de l’oxygène au bénéfice des êtres humains » dixit Moussa Fédhiore

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Le maraicher et acteur du Programme d’aménagement de la forêt classée de Mbao, Moussa Fédhiore n’est pas passé par le dos de la cuillère pour vanter les mérites du projet dans lequel il s’active. Conscient de la capacité de cette forêt à capter les résidus carboniques des industries pour en refaire de l’oxygène au bénéfice des êtres humains et sa capacité d’offrir des possibilités de soins aux asthmatiques, M. Fédhiore appelle à préservation de ce joyau tout magnifiant le maraîchage qui s’y pratique.

Le du Programme d’aménagement de la forêt classée de Mbao a pour mission principale de protéger la forêt classée de Mbao tout en préservant la biodiversité, un patrimoine naturel national conformément à l’appel lancé par le chef de l’Etat via les médias nationaux. Il a également contribué à améliorer les conditions de vie des riverains. « Tous ceux qui s’activent autour de ce projet ont vu tant soit peu leurs conditions de vie changer positivement parce que d’abord, il y a des occupations professionnelles, une intégration de la jeunesse sénégalaise, il y a eu aussi un engouement de susciter des vocations et au-delà de tout ça, il a amené les gens à aimer la terre », reconnait notre interlocuteur. Dans ce poumon vert, de nombreuses cultures maraîchères y sont pratiquées. Comme en atteste ces propos de de Moussa Fédhiore. « Ici le maraîchage a un double bénéfice. Moi qui vous parle, je tire l’essentielle de ma restauration des légumes que je récolte dans mes parcelles. Autre aspect, nous produisons ici assez de légumes, nous permettant du coup d’éviter des importations, de consommer locale et de servir les marchés environnements », renchérie Moussa Fédhiore visiblement sensible au cri de cœur du ministre de l’Agriculture indiquant qu’on est en train de détruire toutes les zones cultivables de la zone des Niayes pour en faire des sites d’habitations, craignant que, si rien n’est fait, dans un futur proche, des légumes ne seront plus sur les étals. Outre le maraîchage qui s’y pratique, Fédhiore indique que la récolte du miel y bat son plein, la pisciculture et la culture d’anacardes.

S’exprimant sur le second enjeu de la forêt classée de Mbao, le maraîcher avoue que dans la région de Dakar, « tous les déchets de résidus carboniques rejetés par les industries, la forêt est là pour capter ces déchets organiques pour en refaire de l’oxygène au bénéfice des êtres humains. La bonne preuve, explique-t-il, tous ceux qui habitent aux abords de de la forêt, dont celle-ci est leur environnement immédiat, ont vu des asthmatiques se sentir mieux et ceux qui cherchent des essences curatives traditionnelles, ils les trouvent dans cette forêt et d’autres y tirent substantiellement des profits grâce à l’agriculture qu’ils pratiquent » dira Moussa Fédhiore. Qui constate, avec beaucoup d’amertume qu’il n’y a plus de poumons verts dans la région de Dakar. Suffisant pour lui à appeler à la préservation de ce bijou. « Si des gens mal intentionnés cherches à détruire cette forêt, alors, la vie sera difficile dans la capitale sénégalaise », alerte-t-il saluant le travail du colonel Moussa Fall et ses hommes dans leur combat de préservation de cette forêt.

Comme pour corriger une injustice infligée aux riverains de cette forêt dû au passage de l’autoroute à péage, « l’APIX, en collaboration avec les agents des Eaux et Forêts s’investie par des travaux, des financements et des formations à l’aviculture, au maraichage, et à l’apiculture au profit des populations lésées », se félicite l’acteur du Programme d’aménagement de la forêt classée de Mbao. Avant d’indiquer que l’APIX est en train de réfléchir sur les moyens d’évolution pour mieux rentabiliser celle-ci. Et la rentabilisation à ses yeux, passe par l’amélioration des conditions de travail des maraichers qui font face au déficit en eau. Ce qui pousse M. Fédhiore au solliciter de l’aide auprès des bonnes volontés et des autorités compétentes. « Nous arrosions avec des seaux. Aujourd’hui nos conditions se sont un peu améliorées grâce au système du goûte à goûte. Nous puisons l’eau dans ce petit puits où est branchée cette machine. Le débit de ce puits est faible et il n’arrive parfois pas à satisfaire tous nos besoins. C’est pourquoi, nous sollicitons de l’aide auprès des bonnes volontés et des autorités compétentes », conclut-il.

Moctar FCOU / VivAfrik