Le papier toilette, gros consommateur de forêts

0

Gros consommateur des forêts, le papier toilette est selon les militants écologiques plus nocif pour l’environnement que les gaz à effet de serre, révèle adiac-congo.com.

Dans le monde entier, l’équivalent de 270.000 arbres finit en déchet chaque jour, dont 10 % sont attribuables au papier toilette, selon une étude du Worldwatch Institute. L’augmentation de la population, l’adoption croissante des styles de vie occidentaux et les améliorations des systèmes d’assainissement des pays en voie de développement pourraient conduire à l’avenir, à une utilisation accrue de papier hygiénique. Alors que le papier toilette « de luxe » représente une plus grande menace pour notre environnement que les gaz d’échappement de nos voitures. Bien que biodégradable, et facilite l’entretien de vos toilettes, comme l’indiquent les annonces publicitaires, le papier toilette est un facteur de la déforestation. Le goût pour le papier toilette multicouches molletonné entraînerait l’abattement de milliers d’arbres chaque année afin de contenter ce marché qui ne connaît pas la crise. Plus de 98 % du papier toilette proviendraient d’arbres issus de forêts vierges, le reste étant complété par des matériaux recyclés. Lors de la fabrication du papier, de nombreuses fumées toxiques sont rejetées dans l’atmosphère à cause des agents chimiques utilisés.

« Fabriquer du papier toilette avec le bois de la forêt vierge est une chose pire que la conduite d’un Hummer en terme de pollution et de réchauffement climatique », a déclaré le scientifique Allen Hershkowitz, membre du Conseil de défense des ressources naturelles aux Etats unis, qui tente de mettre en garde les populations contre la production et l’utilisation de ce papier. L’association Greenpeace a d’ailleurs lancé un guide écologique du papier toilette pour tenter d’enrayer le développement de ce marché. « Augmenter nettement la demande du papier toilette dans les pays en voie de développement aurait un impact négatif sur les forêts dans le monde entier », analyse l’auteur Noëlle Robbins. Avec la pression croissante mondiale pour limiter et/ou cesser l’utilisation des forêts primaires, cette industrie se reporte sur la plantation d’arbres. Mais selon elle, ce remède pourrait être pire que la maladie. Ces monocultures entraînent l’implantation d’espèces végétales endogènes, perturbant la vie animale, exigeant des quantités énormes de pesticides et consommant de grandes quantités d’eau.

Les partisans du papier toilette recyclé indiquent que la conversion de la pulpe vierge en papier toilette exige plus d’eau que le papier recyclé et permet de réutiliser des tonnes de papier journal déjà utilisé. Pour l’auteur de l’étude, la meilleure réponse réside dans les alternatives au papier toilette, comme l’eau pour le nettoyage, qui doivent se perpétuer pour répondre aux besoins d’une population mondiale en croissance.

Moctar FICOU / VivAfrik

Laisser un commentaire