Le Kenya à la quête de 114 millions de dollars pour lutter contre la sécheresse

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Le gouvernement kenyan a annoncé dimanche qu’il a besoin de 114 millions de dollars pour faire face à la grave sécheresse qui a frappé le pays, alors que le nombre de personnes en insécurité alimentaire est passé de 1,3 million en août 2016 à 3 millions en février.

Le porte-parole de la présidence Manoah Esipisu a déclaré que l’Etat avait alloué 73 millions de dollars dont 54 millions ont été dépensés en phase une de ses réponses à la sécheresse. « Pour ce faire, le gouvernement a déjà alloué 73 millions de dollars, ce qui laisse un écart de 114 millions que le gouvernement veut mobiliser également », a déclaré à french.xinhuanet.com M. Esipisu aux journalistes à Nairobi. Il a dit que le gouvernement avait alloué 54 millions de dollars dans la première étape des interventions d’atténuation de la sécheresse pour la période novembre 2016-janvier 2017. « Pour la deuxième phase, qui couvre la période en février-avril, 116 millions de dollars supplémentaires sont nécessaires et pour la troisième phase, entre avril et août, il faudra encore 71 millions de dollars ». M. Esipisu a déclaré que la sécheresse, affectant principalement trois millions de personnes dans 23 comtés, a provoqué une hausse de 10 à 20 % des prix des aliments. Selon lui, 300.000 personnes se trouvent dans des zones non arides et semi-arides, et que les plus touchés sont les plus vulnérables, généralement les personnes âgées, les malades, les enfants de moins de cinq ans et les mères. Face à la sécheresse, le Kenya a déclaré une période de catastrophe nationale de deux semaines, appelant à l’aide de la communauté internationale pour faire face à la situation. Le Kenya a organisé la semaine dernière une réunion avec ses partenaires internationaux dans le cadre des efforts pour mobiliser des ressources supplémentaires pour atténuer les effets de la sécheresse.

M. Esipisu a affirmé par ailleurs que la situation nutritionnelle est extrêmement critique avec des niveaux de malnutrition aiguë de plus de 30% dans les régions du nord, en particulier dans le comté de Turkana.

Moctar FICOU / VivAfrik

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