Sénégal : une subvention de plus de deux milliards de FCFA à Louga lors de la campagne agricole 2016-2017

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Les producteurs de la région de Louga ont bénéficié d’une subvention de 2 milliards 450 millions 282 mille 622 francs CFA lors de la campagne agricole 2016-2017, a révélé, vendredi, le directeur régional du développement rural (Drdr), Jean-Paul Bampoky.

S’exprimant au cours d’un Comité régional de développement (Crd), M. Bampoky a précisé que ce montant a servi entre autres à l’achat de petits matériels (196 607 800 F CFA) et de tracteurs (625 786 581 F CFA). La subvention a aussi facilité l’acquisition d’engrais et de semences à des taux préférentiels, a-t-il ajouté, saluant les efforts accomplis par l’Etat pour accompagner le monde rural.  Il a plaidé, selon nos confrères de l’APS, pour une meilleure organisation des producteurs en vue de faciliter le contrôle et rassurer sur la destination des subventions qui doivent normalement se traduire par une amélioration de leurs conditions de vie.

Le directeur régional du développement rural répondait ainsi au capitaine Boubou Niane, commandant de gendarmerie, sur la destination véritable de ces subventions. « Tous ces temps, la gendarmerie traque systématiquement les camions et cars en les fouillant afin d’éviter que des semences ou engrais subventionnés pour les producteurs de la région soient détournés vers d’autres localités », a dit le capitaine Niane. Djibril Ba, le nouveau directeur régional de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas), a souligné que « des lignes de crédit existent », mais qu’il « faudrait davantage s’assurer de l’utilisation à bon escient de cet argent destiné à la production ». Pour cela, a-t-il plaidé, « il faudra comme dans la région de Saint-Louis, organiser les producteurs car la banque prend des risques en leur donnant du cash sans avoir les moyens de vérifier la réalité des projets annoncés ».

« Une bonne organisation faîtière encadrée par des structures spécialisées faciliterait une telle opération devenue courante dans la région de Saint-Louis, où les producteurs travaillent étroitement avec la SAED qui exerce un pouvoir de contrôle en amont », a-t-il fait remarquer.

Moctar FICOU / VivAfrik

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