L’ONG SOS Sahel compte éradiquer la faim en Afrique en 2025

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Les 24 et 25 mai dernier, à Dakar, Sos Sahel a fêté ses 40 ans de présence sur la bande Sahélo-Sahélienne, en réponse à la résilience climatique. Occasion a été aussi pour les animateurs dudit projet de retracer toutes les actions menées et de dégager les perspectives.

Face aux changements climatiques qui affectent durablement toutes les régions du monde, en particulier la bande sahélo-saharienne, la résilience s’impose de droit. L’ONG SOS Sahel créée en situation d’urgence en 1976 par le président Léopold Sédar Senghor pour répondre de manière pragmatique à la menace qui affecte durablement cette bande ; ce, en apportant des réponses à la résilience, a célébré mercredi dernier, à Dakar, ses 40 ans d’actions et de réalisation dans le continent. «Concrètement, aujourd’hui, nous avons réussi à fédérer les populations autour du défi à multiples enjeux. Nous travaillons avec plus de mille organisations locales. Qui elles-mêmes définissent leurs priorités et les actions efficaces à entreprendre», a magnifié à sudonline.sn Rémi Hemeryck, délégué général. En janvier dernier, au Burkina Faso, poursuit-il : «nous avons fêté les 40 ans de SOS Sahel. Et dans ce pays notamment dans le village de Kouliniéré un barrage construit 1984 par collecte de fonds a permis d’irriguer 120 hectares de terres, exploités par 500 familles paysannes. Ce périmètre fonctionne complément de manière autonome et depuis moins de 10 ans nous ne sommes pas intervenus», a-t-il servi comme élément de réponse à la problématique de résilience.

El Hadji Sidy Sarr, vice-président de SOS Sahel de soutenir ceci : «Aujourd’hui, toutes nos actions viennent et sont soutenues à la base par les populations. Nous travaillons d’une manière inclusive et participative avec les populations. Et c’est ce qui permet une certaine appropriation de nos actions à termes», a-t-il soutenu. Philippe Lecompte, président dudit ONG de préciser que SOS Sahel continue de bénéficier de la subvention du Rally Paris-Dakar pour mener à bien ses actions de résilience. Ainsi donc, dira-t-il : «de 1976 à ce jour, 450 projets ont été menés sur la bande sahélo-saharienne».

Au sujet de l’initiative 2025 pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle notamment sur les solutions pour éradiquer la faim en Afrique, le président laisse entendre que «la dynamique est bonne. Nous espérons pouvoir y arriver en 2025. Aujourd’hui, dans la zone des Niayes, nous travaillons en étroite collaboration avec les communautés rurales et les associations de producteurs maraichers  pour réhabiliter les Niayes mais également pour conserver la bande de filao. Depuis 10 ans, des actions ont été entreprises pour récupérer les bois de filaos et replanter les zones en déforestation…», a-t-il expliqué. Appelées Africa Days, ces journées tenues les 24 et 25 mai 2017 ont été riches en sons et lumières.

Moctar FICOU / VivAfrik

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