L’Afrique rêve d’une meilleure gouvernance de ses sous-sols

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Le développement économique de l’Afrique ne dépend pas seulement des richesses de son sous-sol. Des pays riches en ressources naturelles figurent, selon lematin.ma, parmi les plus pauvres du continent, se désole le think-tank OCP Policy.

Malgré leur importance, les richesses naturelles du continent ne sont pas un générateur automatique de développement. C’est ce que révèle une note du think-tank OCP Policy, intitulé «Ressources naturelles et réalités géopolitiques de l’Afrique». Les rédacteurs de la note prennent l’exemple du Niger qui figure au Top 10 des pays les plus pauvres même s’il dispose d’importantes ressources naturelles (or, fer, uranium, charbon et pétrole). «Cet État n’est qu’un exemple qui illustre le cas de plusieurs pays africains, sinon, de la majorité d’entre eux. Le continent africain dispose de réserves naturelles importantes par rapport aux réserves mondiales. Certaines matières telles que le coltan ne se trouvent quasiment qu’en Afrique», précise la note. A contrario du Niger, certains États dont les ressources naturelles sont limitées arrivent à bien se positionner parmi les pays à revenu moyen et prétendent même au statut de pays émergents. Pour le think-tank, les clés de réussite du développement économique en Afrique se résument en une bonne gouvernance et des partenariats interafricains solides. D’ailleurs, le projet de Gazoduc Nigeria-Maroc est considéré comme un cas d’école en termes de partenariats. «Le Maroc et le Nigeria ont conclu un partenariat entre leurs fonds souverains respectifs pour le financement d’un projet de gazoduc qui acheminerait du gaz nigérian le long de toute la côte de l’Afrique de l’Ouest, jusqu’au Maroc. Il pourrait constituer le prolongement du West African gas Pipeline (Wagp) qui dessert déjà le Bénin, le Togo et le Ghana, voisins du Nigeria. Ce projet exprime la volonté de transformer une ressource naturelle de facteur de conflits à levier de coopération. À son aboutissement, le Gazoduc aura traversé quinze pays dont il aura facilité l’électrification», rappelle OCP Policy.

Pour la gouvernance, la note rappelle le classement de «Revenue Watch Institute» qui a décortiqué, en 2013, 21 pays africains selon leur gouvernance des ressources naturelles. Le classement montre que le Ghana, pays africain le mieux classé, arrive à la 15e position. Il se situe dans la catégorie des pays qui respectent partiellement les normes de transparence et de redevabilité dans la gouvernance des richesses de leurs sous-sols. Il est suivi par le Liberia (16e), la Zambie (17e), l’Afrique du Sud (21e) et le Maroc (25e). Les 16 autres pays africains concernés par le classement figurent tous dans la catégorie des pays dont la gouvernance des ressources naturelles est mauvaise ou catastrophique.

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