L’insécurité alimentaire au cœur des échanges des ministres de l’Agriculture de l’UEMOA qui étaient en conclave au Niger

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Les ministres de l’Agriculture et de l’Elevage de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa)  avait demandé aux Etats membres d’accélérer la mise en œuvre des plans de soutien et d’urgence au profit des populations en insécurité alimentaire estimées en période de soudure (juin – août 2017) à environ 3 millions de personnes, avait appris l’APS.

Cette recommandation avait été formulée du 5 au 7 juin 2017 à Niamey au Niger lors  de la réunion des ministres qui s’était tenue sous la présidence de Aminata Mbengue Ndiaye, ministre sénégalais de l’Elevage et des Productions Animales. Selon le communiqué final, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire se répartit comme suit : Burkina Faso, 257 000 ; Mali, 601 000 ; Niger, 1 313 000 ; Sénégal, 425 000 ; Guinée-Bissau, 33 000 ; Togo, 21 800 et Bénin, 18 000. Les ministres avaient recommandé aux Etats de « poursuivre les appuis aux dispositifs nationaux de collecte et d’analyse de données sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour les besoins des analyses du Cadre Harmonisé et du pilotage des politiques ». A cela s’ajoute la réalisation d’une étude pour la détermination du potentiel fourrager des pays côtiers dans la perspective d’une meilleure gestion de la transhumance transfrontalière.

Ils avaient invité les Etats à soutenir l’implication des organisations professionnelles agricoles dans les mécanismes de financement pour « garantir la durabilité de leurs activités par leurs organisations et le renforcement de leurs capacités professionnelles dans les chaînes de valeur ». Les ministres plaidaint pour l’amélioration de la disponibilité et l’accès à l’aliment du bétail dans les zones en déficit fourrager dans l’Oudalan, au Burkina Faso, dans les zones de Gao, Bourem, Gourma Rharous et Menaka, au Mali, et dans les zones pastorales et agro-pastorales du Niger et du Sénégal. Ils invitaient aussi à « poursuivre le développement des initiatives et le financement de la recherche sur les thématiques émergentes en lien avec les changements climatiques (fièvre la Vallée du Rift, chenille légionnaire d’automne, mortalité inexpliquée de poisson d’eau douce, etc). ».

« Dans le cadre de la lutte contre la chenille légionnaire d’automne et autres ennemis des cultures », les ministres avaient appellé les Etats à « réaliser les diagnostics pour apprécier l’ampleur du fléau et mobiliser en urgence les ressources nécessaires pour y faire face ». Ils avaient également insisté sur « la prise en compte des organisations professionnelles des producteurs dans les observatoires de pratiques anormales ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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