Le nord du Sénégal est plus affecté par les impacts négatifs du changement climatique

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Le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, en collaboration avec la Plateforme sur la gestion des risques agricoles (Parm), a organisé à Dakar une rencontre de haut niveau sur la dissémination des résultats du processus sur la gestion des risques agricoles au Sénégal.

«Le nord du Sénégal est pratiquement touché parce qu’on a constaté qu’il y a un déplacement des isoètes du nord vers le Sud », a déclaré Sokhna Mbaye Diop, conseillère technique au ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Elle s’exprimait hier lors d’une rencontre de haut niveau sur la dissémination des résultats du processus sur la gestion des risques agricoles au Sénégal. D’après elle, cette partie est plus affectée par les risques liés à la pluie car les producteurs n’arrivent pas à boucler les cycles de production. Ce qui a nécessité l’intervention de l’Etat en termes de mitigation des risques, comme la sélection des variétés à cycle court pour les mettre à la disposition de ces producteurs.

Ainsi, une étude menée par la Plateforme sur la gestion des risques agricoles (Parm) pour compléter celle menée par la Banque mondiale, a permis de présenter au gouvernement du Sénégal une analyse complète des risques du secteur agricole. S’agissant de la pêche, les menaces majeures sont liées à la pêche illicite, suivies par celles dépendant du climat et du changement climatique. Concernant l’élevage, le danger est attaché aux feux de brousse, à la santé animale et à la pluviosité irrégulière. En effet, Sokhna Mbaye Diop, par ailleurs point focal de la Parm est d’avis que ces études leur ont permis d’avoir une cartographie des risques agricoles au niveau du Sénégal, parce que on peut connaitre les risques sans pouvoir vraiment les mitiger. A cette occasion, dira-t-elle, « On a utilisé les systèmes d’informations et les transferts d’argent. On veut institutionnaliser la gestion des risques dans nos programmes de formation pour pouvoir pérenniser ces activités».

Quant à Jésus Anton de la Plateforme pour la gestion des risques agricoles logée au Fonds international pour le développement agricole basé à Rome (Italie), le Sénégal est un des pays choisi pour travailler avec ce programme (Parm). « Nous avons eu une coopération très active avec le Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural », a-t-il soutenu. Pour Jésus Anton, les risques sont divers et dans ce contexte général, ils ont proposé les initiatives transversales capables de répondre à des risques, à savoir les systèmes d’information et d’accès à la finance.

Moctar FICOU / VivAfrik

Source Rewmi

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