Aly Haïdar plaide pour la pénalisation du délit contre l’environnement

0

La tête de liste nationale de la coalition Nattale Sénégal Aly Haidar en visite à Bambey propose des députes forts pour voter des lois qui permettront d’assurer un développement durable du pays. Selon lui, il faut que le délit contre l’environnement soit pénalisé à l’image de ce qui se passe en Mauritanie, dans le cas de l’arraisonnement d’un bateau de pêche.

L’état de dégradation de l’environnement de Bambey préoccupe la tête de liste nationale de la coalition Nattale Sénégal. Pour Aly Haidar, l’environnement est dans un état de dégradation assez avancé marqué par le manque d’assainissement, l’insalubrité, la coupe abusive des arbres, l’appauvrissement des terres agricoles, la disparition de l’écosystème. Selon lui, Bambey est à l’image de ce qui se passe dans le reste du Sénégal. « 35 % de notre pays est gagné par le désert. Nous avons une forêt en Casamance que nous laissons des trafiquants véreux piller pour l’intérêt de la Gambie et de la Chine qui prélève chaque année près de 140 milliards de bois depuis 2010. Et on n’est pas capable d’endiguer cela. On est très en retard au plan écologique car on parle de réchauffement climatique, de disparition des écosystèmes, de raréfaction de poissons et de dérèglements pluviométriques », indique-t-il dans des propos relayés par sudonline.sn. Aly Haidar soutiendra qu’il dispose de beaucoup de projets pour la préservation de l’environnement. A titre d’exemple, il propose que le délit de dégradation de l’environnement soit pénalisé au Sénégal. « En Mauritanie, contrairement au Sénégal, si on arraisonne un bateau, il devient la propriété du pays et son armateur est envoyé en prison. Alors qu’au Sénégal, on saisit le filet, le poisson et il paye une amende ». Selon lui, le mis en cause doit être mis en prison et son permis retiré et doit recevoir une amende pour pouvoir restaurer les dégâts causés. Et d’ajouter que « nous voulons introduire un projet de loi pour faire en sorte que 25 % des ressources pétrolières aillent à la restauration des écosystèmes forestiers et halieutiques ».

Poursuivant son speech, M. Haidar ajoute : « 25% des ressources en question doivent être un fonds souverain pour les générations futures parce que le pétrole est une ressource qui s’épuise». Pour l’ancien ministre de la Pêche sous le régime de Macky Sall, Dakar avec ses trois millions d’âmes est par ailleurs l’une des villes les plus polluées du monde avec 141 microgrammes de particules au mètre cube contre 28 pour Paris avec 10 millions d’habitants. Cela s’explique, selon lui, par le fait qu’ « une multinationale a le droit de vendre un gaz oil qui est impropre à la consommation et qui est dangereux pour la santé. Mais la loi ne lui interdit pas de vendre ce gaz oil à notre pays. Il nous faut des lois fortes et des députés forts qui ont la compétence et qui ne sont pas des applaudimètres et des chambres de résonnance. Mais ils doivent être des gens conscients pour assurer le développement durable de notre pays ».

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here