Sénégal-changement climatique : la Fao arme 21 facilitateurs

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21 facilitateurs de champ école agropastoral ont reçu leur diplôme de fin de stage. Ils ont participé à la première session de formation qui a débuté de novembre 2016 à juillet 2017. La cérémonie de remise des diplômes a eu lieu à Linguère sous la présidence du ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, et en présence du représentant de la Fao, Reda Lebtahi, et du préfet, Amadou Bamba Koné, entre autres personnalités.

En session de formation depuis novembre 2016, la première promotion des facilitateurs de champ école agropastoral vient de recevoir leurs diplômes de fin d’études au cours d’une cérémonie organisée à Linguère sous la présidence du ministre de l’Industrie et de Mines, Aly Ngouille Ndiaye, et en présence du représentant de la Fao, Reda Lebtahi et du préfet, Amadou Bamba Koné. Pour le docteur Malick Faye, cette cérémonie vient clôturer une série de formations, tenue à Linguère, sur les champs école agropastoraux. Il estime que la Fao conduit l’approche champ école depuis plus de vingt (20) ans, mais c’était jusqu’ici dans le domaine des cultures (maraîchage, culture du coton et du riz, etc). Selon lui, c’est avec cette première promotion  qu’on a commencé à s’ouvrir à l’élevage avec cette approche. « C’est une approche assez nouvelle en Afrique de l’Ouest de façon générale. Il s’était agi de former le premier noyau de facilitateurs devant animer des champs école dans la zone silvo-pastorale »,  dit-il. Il ajoute que : «  les champs écoles constituent un important pilier de la logique d’intervention du projet. L’approche développée par la Fao depuis plus de deux décennies, vise à optimiser les capacités techniques et organisationnelles des communautés de base pour améliorer leur résilience et leur qualité de vie ».

«  Une approche innovatrice qui vient de démarrer au Sénégal. Elle a regroupé des techniciens de l’élevage, des ONG, des structures d’organisations paysannes, des eaux et forêts. Il  s’agit de regrouper ses techniciens afin de leur donner des outils et la méthodologie des champs école agropastoraux (…). Les formés qui ont reçu leurs diplômes, doivent, à leur tour, animer, chacun, un champ école agropastoral dans lequel on va retrouver 25 éleveurs », a laissé entendre le maître formateur de champ école des conducteurs, Alassane Bouna Ndiaye. Pour le préfet, Amadou Bamba Koné, la Fao a bien voulu accompagner le Sénégal avec la mise en œuvre de cet important projet visant, entre autres, le renforcement de la résilience des communautés agropastorales et l’amélioration de la sécurité alimentaire. « Ce projet a été initié dans un contexte de changements climatiques et de vulnérabilité accrue des écosystèmes et des populations agropastorales », a-t-il ajouté. « Ce projet d’une durée de cinq ans, financé par le Fonds pour l’environnement mondial pour 6 millions de dollars, est destiné aux pays les moins avancés pour réduire les menaces induites par le changement climatique en introduisant des actions d’adaptation à travers les champs école agropastoraux », a noté, pour sa part, le représentant de la Fao, Reda Lebtahi.

Moctar FICOU / VivAfrik

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