Un atelier national de validation du programme d’investissement forestier a eu lieu en Côte d’Ivoire

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Dans le cadre de la mise en œuvre du plan de convergence forestier de l’Afrique de l’ouest, adopté le 13 septembre 2013 à Abidjan par les ministres en charge de la forêt et de la faune, le ministère des Eaux et Forêts a organisé un atelier national de validation du programme national d’investissement forestier de la République de Côte d’Ivoire. C’était le mercredi 16 Août 2017 dans un réceptif hôtelier à Cocody.

Dans son intervention, Koffi Bernard, représentant de la commission de la communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) a indiqué dans les colonnes de news.abidjan.net, que cet atelier a pour objectif d’examiner et d’améliorer la version provisoire du programme national d’investissement forestier de chaque pays en vue de sa validation par les acteurs nationaux, pour son utilisation en tant qu’outil de plaidoyer et de mobilisation des ressources pour la gestion durable des forêts au niveau du pays. Il ajoutera que « la dégradation des forêts, et la déforestation constituent sans nul doute les fléaux qui affectent fortement nos écosystèmes forestiers dont le taux de déboisement est donc le plus élevé par hectares dans le monde. La situation dans notre sous-région est alarmante et devrait nous interpeller pour une mobilisation et un engagement de tous, accroitre des mesures urgentes et cohérentes pour la restauration et le maintien de l’équilibre du fonctionnement de notre écosystème forestier, dans un contexte où les effets du changement climatique sont de plus en plus perceptibles».

Quant à Jean Claude Malan, directeur de cabinet du ministre des Eaux et Forêts Alain Richard Donwahi, il a fait savoir que l’heure de prendre des mesures urgentes est arrivé. Cela au regard de la disparition à une vitesse vertigineuse du patrimoine forestier aussi bien ivoirien que celui des membres de l’espace Cedeao. « La question de la gestion durable et de la conservation de nos forêts est posée compte tenu des superficies en question et des populations qui directement ou indirectement tirent leur revenu de ces forêts ». En outre, il notera que la superficie forestière initiale ivoirienne a connu une perte de plus de 80%. Toute chose qui a des inconvénients selon Jean-Paul Malan sur le climat. « Cette situation a des conséquences perceptibles sur le climat, sur l’équilibre naturel du climat qui est modifié. Et le climat se réajuste par un réchauffement de la surface de la terre. Ce qui est valable pour l’ensemble des pays de la CEDEAO. C’est la raison pour laquelle nous devons tous nous mobiliser et agir vite ensemble. Tout le monde est concerné, acteurs économiques, décideurs politiques, citoyen, Ong pour adresser cette question ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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